LA POCATIÈRE – C’est sous le thème « Pas de nourriture sans agriculture » que se sont réunis une centaine de délégués de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud et ses syndicats affiliés, en assemblée générale annuelle, le mercredi 21 octobre à La Pocatière. À cette occasion, MM. Charles Proulx et Hervé Dancause ont été élus sans opposition, respectivement président et 1er vice-président, pour un 2e mandat de deux ans.
M. Proulx se dit fier de représenter les producteurs de la région. « Encore dernièrement, vous avez su répondre aux appels de mobilisation. Vous avez été nombreux à participer aux trois rassemblements organisés depuis le début d’octobre », a-t-il mentionné.
Il invite les membres à demeurer prêts et solidaires, car plusieurs autres dossiers demeurent en suspens, tels que le renouvellement de l’entente avec La Financière agricole du Québec (FADQ) et les modifications que certains organismes veulent voir apporter à la Loi sur la protection du territoire.
Résolutions et inquiétudes
Une quinzaine de résolutions ont été adoptées par les délégués. M. Hervé Dancause a mentionné : « Les producteurs de la Côte-du-Sud sont prêts à rencontrer les exigences des consommateurs pourvu qu’ils puissent être reconnus, et ce, tant au niveau de leur profession que du prix de leurs produits. Ils souhaitent aussi obtenir un meilleur soutien des deux paliers de gouvernement, et plus particulièrement une aide pour la mise en place d’un centre d’expertise en production bovine à La Pocatière.
De son côté, M. Pierre Lemieux, 1re vice-président de l’UPA, considère également que le gouvernement du Québec « a brisé le lien de confiance avec les agriculteurs et les consommateurs en approuvant les nouvelles dispositions agricoles de l’ACI ».
À titre d’exemple, M. Lemieux explique qu’une entreprise pourra remettre en cause l’interdiction, au Québec, de retirer de la protéine du lait avant de l’embouteiller ou l’obligation d’utiliser du lait frais pour fabriquer du yogourt. D’autres pourront également contester les normes de certification et d’identification que se sont donnée les producteurs de sirop d’érable. De même, l’approvisionnement prioritaire des abattoirs québécois en porcs du Québec pourra faire l’objet de conflit, selon lui. (T.L.)
