MONTMAGNY — La porte-parole libérale en matière d’enseignement, Francine Charbonneau, dénonce les coupes du gouvernement du Québec qui force les commissions scolaires à hausser de manière considérable leur compte de taxes. Il y aura nécessairement des impacts sur les services aux élèves, dit-elle.
Dans le cadre d’une tournée à travers le Québec, Madame Charbonneau s’est arrêtée à Montmagny où elle a notamment rencontré le président de la commission scolaire de la Côte-du-Sud, Alain Grenier, en compagnie du député Norbert Morin. Ensemble, ils ont discuté de la situation.
Pour l’année 2013-2014, le gouvernement a amputé le budget des commissions scolaires de plus de 280 M$, obligeant celles-ci à augmenter les taxes scolaires, à facturer certains services ou encore à les réduire, constate la porte-parole de l’opposition officielle.
Pour la Commission scolaire de la Côte-du-Sud, ces coupes représentent un montant de 2,2 M$. En plus de hausser les taxes scolaires, l’organisme a tranché 1 M$ dans ses dépenses, ce qui s’est aussi traduit par des pertes d’emploi, selon M. Grenier.
« Pour le PLQ, la question des commissions scolaires ne se pose pas, on y croit profondément », a affirmé Mme Charbonneau.
Le député Norbert Morin a souligné le travail fait par la commission scolaire de la Côte-du-Sud. « Elle est bien gérée », dit-il. Père de quatre enfants et grand-père de huit petits-enfants, celui-ci a pu constater la qualité des services qui y sont offerts.
Selon Alain Grenier, ces coupes ne devraient pas se répéter l’an prochain, ce qui l’amène à pousser un léger soupir de soulagement. Néanmoins, pour les familles de son territoire, le compte de taxes scolaires a augmenté en moyenne de 14 %. Comme il est basé sur la valeur foncière, pour certains la hausse a été moindre, mais pour d’autres elle a dépassé les 20 %.
Le président de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud, M. Alain Grenier