LA POCATIÈRE – Hervé Dancause remplace Charles Proulx à la présidence de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud. Il a été élu sans opposition lors de la 60e assemblée générale annuelle tenue mercredi dernier à La Pocatière.
En avril dernier, Charles Proulx sonnait l’alarme sur les risques que représentaient les mesures de resserrement de la Financière agricole, dont celle dite du 25 %, pour les fermes comme la sienne. Aujourd’hui, acculé à la faillite, ce producteur porcin de Saint-Roch-des-Aulnaies doit quitter son poste à la présidence de l’UPA régionale. « Je ne sais même pas si dans un mois je serai en mesure de poursuivre mes activités », dit-il.
Selon M. Proulx, le fait pour lui de rendre son dossier public aura au moins permis au gouvernement du Québec de se rendre compte des effets de ces mesures. Plusieurs autres fermes porcines au Québec sont en difficulté, ajoute Pierre Lemieux, premier vice-président de l’UPA. Des leaders de cette production font faillite, constate monsieur Lemieux.

Céline Dumont, Alain Talbot, Claire Lajoie, Hervé Dancause, président, Pierre Lemieux et Charles Proulx
Photo: Maurice Gagnon
Une refonte
Une résolution adoptée par les membres demande notamment une refonte des programmes d’aide administrés par la Financière agricole qui respecte l’enveloppe budgétaire accordée par le gouvernement.
Selon Pierre Lemieux, les fermes familiales indépendantes ont plus de misère à s’en tirer comparativement à celles sous intégration qui peuvent compenser les pertes dans un secteur par les gains réalisés dans un autre. Selon M. Lemieux les paramètres du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) doivent être revus.

Johanne Laplante a récemment quitté son poste de directrice générale de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud qu’elle occupait depuis 11 ans
Photothèque LePlacoteux.com
UPA du futur
Les producteurs ont aussi discuté du projet d’UPA du futur qui prévoit notamment la disparition de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud en 2013. Celle-ci sera scindée entre Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches. Le bureau de La Pocatière resterait toutefois ouvert.
La fédération régionale a demandé, par voie de résolution à l’UPA, de mettre ce projet sur la glace le temps que la crise agricole se règle.
Membre de l’exécutif de la Fédération de la Côte-du-Sud, Céline Dumont croit qu’il est encore possible de trouver des alternatives. « On a besoin de l’appui de nos membres », ajoute la 1re vice-présidente, Claire Lajoie.

