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Incendie suspect à Rivière-du-Loup

Rivière-du-Loup – Une main criminelle serait à l’origine d’un incendie qui a complètement ravagé une résidence située au 126, rue Témiscouata à Rivière-du-Loup tôt dans la nuit de mardi. Pour la Sûreté du Québec, il s’agit d’un incendie comportant de nombreux éléments qui pointent vers le geste criminel.


Photo : Stéfane Martin

Trois occupants se trouvaient à l’intérieur de la maison lorsqu’un voisin a donné l’alerte. « Il y avait une dame ainsi qu’une personne à mobilité réduite qui a été évacuée. Ils se trouvaient au rez-de-chaussée. La personne qui occupe le sous-sol était déjà à l’extérieur. Quant à l’occupant du deuxième étage, il a dû se réfugier sur le toit arrière d’où il a été secouru », raconte le relationniste de la SQ, Claude Doiron.


Photo : Stéfane Martin

Sur place les pompiers du Service de la sécurité incendie (SSI) de Rivière-du-Loup sont confrontés à une scène presque surréaliste.

« Nous avions un feu éclaté à l’extérieur, du côté sud du bâtiment. Un incendie alimenté par une bonbonne de 200 litres de propane dont la valve de sécurité était ouverte. Les policiers avaient procédé à une évacuation sommaire d’un périmètre, il restait une personne à évacuer, le bâtiment était encore électrifié », raconte le directeur du SSI, Éric Bérubé.


Photo : Stéfane Martin

Rapidement, les pompiers ont frappé le feu, c’est-à-dire que des jets d’eau à haut débit ont été dirigés sur le foyer d’incendie. Pendant ce temps, une équipe s’est chargée de l’évacuation du locataire qui avait trouvé refuge sur le toit et une troisième équipe s’est dirigée à l’intérieur, à l’étage le plus susceptible d’être encore occupé.

« Nous avons rabaissé rapidement les flammes, mais la construction qui date du début des années 1900 ne nous a pas facilité la tâche. C’est construit en gros bois, isolé au béton avec des murs de bois plein et de béton. Le feu se propageait dans des vides techniques, nous avons dû travailler très intensément toute la nuit afin de s’assurer qu’il n’y ait plus de foyer d’incendie nulle part », ajoute Éric Bérubé.