MONTMAGNY – « Le 3 novembre, les Magnymontois auront à choisir entre deux visions diamétralement opposées. En fait, ils auront le choix entre une vision et une absence totale de vision », d’affirmer Jean-Guy Desrosiers qui précise qu’en arrêtant le développement de la ville, comme le préconisent Lise Vachon et Sébastien Clavet, ce n’est pas une vision.
Qui plus est, selon le maire sortant, M. Clavet entend mettre à pied l’équipe de la Société de développement économique et du bureau de communication de la ville, constituée en partie de jeunes diplômés, pour embaucher une firme externe. « Couper des postes spécialisés, c’est une façon directe de favoriser l’exode des jeunes », arque-t-il.
Mme Vachon, toujours selon Jean-Guy Desrosiers, veut embaucher un gérant pour l’aréna afin d’y organiser des spectacles. « Elle oublie simplement que Montmagny a déjà un diffuseur de spectacles des plus compétents et dynamiques ».
« J’ai du mal à comprendre pourquoi les autres candidats dénigrent leur ville et les réalisations des dernières années. C’est comme si, dans leur conception, Montmagny était une ville de troisième ordre, une ville qui doit rester morne, figée dans le temps et à l’abri de toute audace. Ne comptez pas sur moi pour défendre cette position », de s’opposer M. Desrosiers, qui se questionne à savoir comment les deux candidats comptent attirer de nouvelles familles en rabaissant continuellement la ville?
En exemple, M. Desrosiers explique que selon les données les plus à jour du MAMROT, le fardeau fiscal des Magnymontois est plus bas que celui de plusieurs villes comparables : Roberval, Sainte-Marie, Rivière-du-Loup, Baie-Comeau. « Lorsqu’on laisse croire que les commerces magnymontois paient trop cher sur la base d’une étude de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, on oublie que cette étude est basée sur des projections et non sur des réalités », de préciser M. Desrosiers.
« Par respect pour eux, je mets en garde les concitoyens contre cette poudre aux yeux qui leur est lancée et qui leur fait perdre confiance en leur ville. L’herbe parait toujours plus verte chez le voisin », conclut-il.
