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La belle et la brutemaurice_gagnon20150808

SAINT-GERMAIN – La Brute de Mélissa Bouchard nous plonge cet été, à Saint-Germain, au cœur d’un véritable western, en 1903, où un groupe de truands convoite à Cacouna le plus gros gisement de pétrole à l’est du Canada.

Réalisé par Dominique Giguère, qui signe aussi les costumes, le décor recrée le bar d’une auberge où les balles de revolver et le whisky coulent à flot. Clayton (Marie-Pier Lagacé) et Rocco (Jocelyn Paré) forment un duo de redoutables hors-la-loi. Une guerre sans merci éclate entre eux le jour où ils apprennent l’existence d’un gisement de pétrole au Bas-Saint-Laurent. Clayton s’enfuit avec la belle Clara (Marie-Luce Gervais), la fiancée de Rocco, en lui faisant miroiter une vie paisible à la campagne. Leur rencontre avec Eastwood (Philippe Rivard), un chasseur de primes maître dans l’art d’enfirouaper les gens, donnera lieu à des situations pour le moins cocasses autour d’une histoire d’héritage et de dernières volontés.

Les pistolets roses

Soutenue par la musique originale de Mathieu Turcotte, l’auteure et metteure en scène, Mélissa Bouchard, nous propose une comédie divertissante à des années-lumière des récurants triangles amoureux. Et contrairement à l’univers macho des westerns, dans La Brute, les pétroleuses savent adroitement manier le revolver et contrôler la situation.

Le jeu des comédiens est très bon, parfois même burlesque et acrobatique. La pièce est ponctuée de jeux de mots et de clin d’œil amusants et originaux. Bref, on passe une saprée belle soirée. Ariel Charest signe la chorégraphie de la kermesse.

Déroutante et drôle

La pièce se divise en deux parties. La première est particulièrement déroutante par le jeu des alliances entre les vilains. La seconde repose beaucoup sur l’humour. Ceux qui iront voir la pièce découvriront qu’il y a un personnage que je n’ai pas nommé même s’il est présent du début à la fin. Je doute qu’il en soit offusqué.

La Brute est présentée par le théâtre La Bacaisse, du mercredi au samedi du 1er au 29 août, avec un soir de relâche le 7 août. Les billets sont disponibles au IGA de Saint-Pascal, au Fil bleu à Kamouraska, par téléphone au 418 551-7228 ou par courriel à theatredelabacaisse@gmail.com.