La Biennale de sculpture sera présentée au Parc des Trois-Bérets de Saint-Jean-Port-Joli du 21 au 24 juillet. Sous le thème Anirniq, le nordet déboussolé, l’événement présentera sept duos formés d’un artiste inuit du Nunavik et d’un artiste lié à Saint-Jean-Port-Joli.
Sur invitation des commissaires Beatrice Deer de l’Institut culturel Avataq et de Michel Saulnier du conseil d’administration de La Biennale, ils créeront conjointement une œuvre. Lucassie Echalook, doyen de La Biennale 2016, sera jumelé à Bernard Paquet, chaudronnier du laiton. Mattiusi Iyaituk d’Ivujivik sera jumelé à la forge avec l’artisan Étienne Guay, lui-même fils de forgeron. Denys Heppell, un artisan traditionnel cumulant plus de 50 ans de pratique, sera jumelé à la jeune artiste Charleen Watt de Kuujjuaq très intéressée par la sculpture animalière. Un autre duo réunira Julie Simoneau, sculpteure-textile, et Anna Ohaituk d’Inukjuak, une experte en vannerie inuite.
Judith Dubord, artiste du verre et céramiste sera, elle, jumelée à Julie Grenier originaire de Kuujjuaq et particulièrement fascinée par le travail des perles de verre colorées et la confection de vêtements traditionnels inuits. L’écosculpteur Alain Cadieux fait des cueillettes pour ses assemblages dans l’anse à proximité de son chalet-atelier de Saint-Jean-Port-Joli. Il sera jumelé à Mary Paningajak Alaku d’Ivujivik qui elle aussi recycle, en réinventant les arts graphiques inuits.
Enfin, Jean-Pierre Morin, sculpteur réputé pour ses œuvres d’art public, sera jumelé à Jusipi Kulula, un sculpteur de Quaqtaq passionné pour la sculpture de grand format. Ce duo sera installé, pour le temps du travail en atelier, à Est-Nord-Est, résidence d’artistes.
En atelier
Les artistes arriveront une dizaine de jours avant l’événement pour travailler en atelier. Le 20 juillet, ils déménageront sur le site de la Biennale. Le président, François Garon, y voit une occasion d’ouvrir un dialogue interculturel entre le Nord et le Sud.
Outre la démonstration de techniques de sculpture et la création d’œuvres en direct, la programmation comprend en outre une marche créative, de la musique, un marché des artisans et des activités familiales. La fête débutera le 15 juillet au Musée de la mémoire vivante par une exposition autour d’un sculpteur inuit.
Patrimoine canadien
La ministre du Patrimoine canadien, Mme Mélanie Joly a annoncé une aide financière de 21 700 $. « Je suis emballée à l’idée que les artistes de Saint-Jean-Port-Joli soient jumelés cette année à des sculpteurs du Nunavik, avec lesquels ils pourront créer et partager leur passion. Nul doute que les visiteurs profiteront eux aussi de cette rencontre unique entre deux riches traditions artistiques », a déclaré Mme Joly.
La Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli existe sous sa dénomination actuelle depuis 2009. Trois événements se sont déroulés depuis.
