SAINT-PASCAL – Le 1er novembre, les producteurs agricoles de la Côte-du-Sud joindront le mouvement provincial pour interdire aux motoneiges de passer sur leur terre à moins que Québec revienne sur sa décision d’exclure les fermes les moins performantes du programme d’assurance stabilisation de la Financière agricole. D’ici là, ils veulent obtenir l’appui des clubs de motoneige dans leur cause.
Visiblement, ce n’est pas de gaieté de cœur que la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud recommandera, le cas échéant, à ses membres de retirer le droit de passage aux motoneigistes. « C’est le moyen ultime », a déclaré son président, Charles Proulx, mercredi dernier, à la suite de l’Assemblée générale annuelle.
Les compensations sont calculées en fonction des coûts de production déterminés à partir d’un échantillon de fermes. La mesure prévoit que l’on retire de l’échantillon les 25 % de fermes les moins efficaces, ce qui entraînerait une diminution du coût de production moyen et une baisse des compensations. Selon M. Proulx, il est clair que l’application d’une telle mesure de resserrement de la part de la Financière mettra en péril la survie de centaines de fermes sur la Côte-du-Sud.
Budget
Présent à l’assemblée, le 2e vice-président de l’UPA, M. Denis Bilodeau, explique que l’UPA ne demande pas, pour la Financière, des sommes additionnelles à celles annoncées en novembre 2008, par l’ancien ministre Claude Béchard. Le budget annuel de la Financière passait alors de 305 M$ à 630 M$. L’organisme réclame le retrait de la mesure du 25 %.
Dans un autre ordre d’idée, les producteurs présents à l’assemblée générale de mercredi dernier ont unanimement demandé à l’UPA de maintenir l’intégrité de la Fédération de la Côte-du-Sud. L’UPA propose que celle-ci soit divisée au profit du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches. Les producteurs entendent bien faire entendre leur opposition à ce projet.

