SAINT-JEAN-PORT-JOLI – Le Centre-Femmes La Jardilec s’oppose à l’abandon de l’urgence 24 h dans la MRC de L’Islet. L’organisme vient de déposer un mémoire à l’Agence de santé et de services sociaux (ASSS) Chaudière-Appalaches.
Essentiellement, selon la coordonnatrice du Centre-Femmes, Hélène LeBlond, la Jardilec pose ce geste pour les femmes qui seraient touchées par cette décision. « De nombreuses femmes s’inquiètent des conséquences et des effets de la fermeture de l’Urgence [24 heures] du CLSC de Saint-Jean-Port-Joli, que ce soit sur leurs proches, sur leur communauté ou sur elles-mêmes », ajoute Mme LeBlond.
La Jardilec s’oppose au plan de réorganisation du Centre de santé et de services sociaux de Montmagny-L’Islet et demande le maintien du statut actuel d’urgence de 1re ligne ouverte 24 h. L’amélioration des services de santé ne peut se faire au prix de la disparition de l’urgence à temps complet, selon l’organisme.
Consultation
La Jardilec déplore notamment que le conseil d’administration « n’ait pas tenu de véritable consultation dès le départ. » L’organisme soutient que les autorités du CSSS n’ont « à aucun moment fait connaître les risques et les conséquences sur la vie, la santé et le bien-être de la population. » Il regrette « qu’aucune analyse rigoureuse des options envisageables concernant l’urgence n’ait été portée à l’attention de la population. »
Devant le manque d’effectifs médicaux, le Centre-Femmes reproche au CSSS de ne pas avoir fait les démarches nécessaires pour corriger la situation. Il demande au gouvernement du Québec d’assurer un poste à tous les médecins de famille nouvellement formés ou reconnus.
La Jardilec demande au gouvernement de légiférer au besoin « pour remettre à l’ordre les médecins et leur corporation, lorsqu’ils refusent de collaborer aux aménagements ou solutions proposés pour améliorer le système de santé. »

