L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) s’inquiète des impacts du projet de loi no 10 du ministre de la Santé et des Services sociaux sur la qualité des services aux aînés.
« Nous assistons à une volonté de concentration du système de santé et de services sociaux autour du système hospitalier à l’intérieur d’imposants méga centres régionaux. Il s’agit d’une approche centralisatrice qui nous fait craindre pour l’avenir des points de services locaux. En éloignant les centres de décisions des gens, c’est généralement de leurs préoccupations qu’on s’éloigne et c’est très problématique dans le cas des services aux aînés, particulièrement en région », déplore Judith Gagnon, présidente de l’AQDR.
« L’étude des fusions forcées du ministre Couillard en 2003 nous démontre qu’elles ont eu des effets négatifs pour les usagers », soutient l’AQDR. « Aujourd’hui, ajoute-t-on, plusieurs aînés doivent se déplacer davantage, car les services ambulatoires anciennement décentralisés sont maintenant centralisés dans une petite ville plus éloignée. Le projet de loi no 10 viendra renforcer ce phénomène par l’éloignement de la prise de décisions du terrain. »
« La réforme actuelle ne prend aucunement en compte la qualité des services aux aînés et ces derniers semblent tellement loin des préoccupations du ministre Barrette qu’aucun des principaux organismes représentant les aînés n’a été invité à faire entendre son point de vue à la commission parlementaire sur le projet de loi no 10 », a conclu Mme Gagnon.
