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Le CDBQ présente trois projets en cours

SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE – Le Cendre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) a levé le voile le 19 août dernier sur trois projets en cours, dont un sur l’implantation de pépinières de trèfle Kura.

La visite au champ a commencé par le projet sur le trèfle Kura dont les principaux avantages sont sa valeur nutritive et sa rusticité, souligne Isabelle Lemay, du CDBQ. « Il se compare à la luzerne et au trèfle rouge en terme de protéine et de valeur nutritive », dit-elle. De plus, il est plus rustique et résistant. Même si les deux premières années d’implantation sont plus lentes, il peut persister jusqu’à une vingtaine d’années, souligne-t-elle. Sa semence est rare, toutefois les essais menés avec des rhizomes semblent donner des résultats intéressants. L’expérience au CDBQ est menée à partir de rhizomes de façon à voir si on peut implanter des pépinières de trèfle Kura pour ensuite l’introduire en prairie et en pâturage. Les résultats ne sont pas connus puisque l’étude doit se dérouler sur deux ans, mais déjà, selon Mme Lemay, un sol sableux, la plantation à l’automne et la profondeur des semis à trois centimètres plutôt que huit, semblent fournir les meilleurs résultats.

Le sarrasin

Une autre expérience touche la pollinisation du sarrasin. Un projet mené en 2011-2012 avait permis de remarquer l’importance de la pollinisation dans la culture du sarrasin. Le projet en cours, lui aussi d’une durée de deux ans, veut vérifier comment il est possible d’améliorer la pollinisation de façon à accroitre le rendement de cette production. Essentiellement, comme l’explique Élizabeth Dubé, chargé de projet, on a implanté des mégachiles sur un site à Saint-Jean-Port-Joli et des abeilles domestiques sur un site au CDBQ. Des cages d’exclusion ont aussi été installées afin d’avoir des zones où il n’y a pas d’insectes. Des captures d’insectes au filet fauchoir permettent de vérifier si les insectes pollinisateurs qui ont été installés sont présents dans le champ, explique Mme Dubé. « On veut vérifier si les abeilles vont vraiment butiner le nectar et ramasser le pollen du sarrasin », ajoute-t-elle. 

Le blé panifiable

Enfin, le 3e projet pour le compte des Moulins de Soulange touche le blé panifiable. On compare différentes régies de culture : la régie conventionnelle, la régie intensive, la régie raisonnée dans laquelle il y a de la fertilisation chimique, mais aucun pesticide et une culture biologique, explique Élisabeth Vachon des Moulins de Soulanges. L’expérience est menée depuis trois ans dans différentes régions du Québec, dit-elle, et les résultats démontrent de meilleures marges bénéficiaires à l’hectare en mode biologique. Quand on calcule les coûts des intrants, c’est la régie intensive qui procure les moins bonnes marges, malgré un rendement supérieur. De gros producteurs en régie intensive ont décidé de se tourner vers le biologique après avoir participé à cette étude, raconte Mme Vachon.