Le dimanche 2 novembre dernier, la cathédrale de La Pocatière a été le théâtre d’un événement grandiose. La présence de 900 personnes, les voix, la musique ont transformé le silence en énergie, la tristesse en lumière, la mort en vie, comme chenille devient papillon… Dans ce moment de grâce, les artistes Guy, Antoine, Vincent Bélanger et Sylvain Doyon ont donné un coup d’envoi vibrant et généreux au rêve né dans le cœur des Gagnon-Beaulieu et de leurs amis : Le concert-bénéfice « Soins palliatifs André-Côté ».
En introduction, M. Guy Bélanger a présenté les couleurs d’un pays que défendait André par la devise : « Je me souviens ». Paroles, qui hors de son contexte politique, annonçaient bien l’intensité du recueillement dans lequel chacun et chacune a puisé sa propre interprétation de cette phrase courte, mais combien riche de signification.
Je me souviens de Lise, Nathalie, Blanche, Roch, Rose-Aimée, Jeanne, Francesca, Gilles, Jean-Philippe, Rose-Alma, Colette, Jean-Marie, Marie-Claude, Benoît, Louis, Patrice, Jerry, Carole, Wildry, Edmond, Claude, Fernande, Rita, Denise, Herménégilde, Jean, Odette, Stéphane, Jean-Yves, André et tous ces autres emportés trop tôt dans la mort.
Je me souviens de toutes les familles qui aiment, supportent, encouragent, accompagnent, pleurent, souffrent, donnent, se dépassent dans l’égard et la tendresse pour le confort de cet être cher qui s’en va.
Je me souviens d’André, porteur de cette croyance profonde à l’entraide, l’engagement, le respect, l’accueil et la solidarité pour le mieux-être d’autrui. À la fois, c’est un hommage et un honneur que d’associer son nom à cette cause humanitaire dédiée à adoucir, à rendre digne et sereine la fin d’une vie. Des personnes et leurs proches auront à emprunter le chemin de la maladie terminale. Ils pourront être soutenus dans leur désir de demeurer à domicile.
En terminant, je veux poser mon regard sur celle qui, de son écoute, de son empathie, de sa grandeur d’âme, de sa bienveillance et de son sens du rassemblement et de l’amitié, a initié ce projet et l’a rendu vivant, Sylvie, O RES MIRABILIS, merci!
Claire Bernier
La Pocatière
