Publicité

Le démon blond à Saint-Jean-Port-Joli

SAINT-JEAN-PORT-JOLI – 17 années dans la ligue nationale, champion compteur de la LNH durant trois saisons consécutives, cinq coupes Stanley, six saisons de plus de 50 buts et six autres de plus de 100 points, intronisé au Temple de la Renommée en 1988, Guy Lafleur est un homme d’exception, un joueur comme il ne s’en fait plus aujourd’hui. Entrevue avec une légende du hockey lors de la partie des anciens Canadiens présentée le 5 octobre dernier au Centre Rousseau.


Qu’est-ce qui vous manque le plus dans le fait de ne plus jouer?

GL – Ce qui me manque le plus c’est la camaraderie entre gars, jouer en équipe et compter les uns sur les autres dans l’accomplissement du sport.

Quelle était votre principale motivation sur la glace, ce pour quoi vous vous donniez corps et âme?

GL – C’était important pour moi de m’accomplir en tant qu’athlète, mais encore plus de satisfaire les gens, accrocher un sourire sur le visage des partisans et les rendre heureux.

Quel est votre plus beau souvenir du hockey?

GL – C’est sûr que les quatre coupes Stanley consécutives de 1976 à 1979 sont marquées dans ma mémoire, cependant, le repêchage par le Canadien de Montréal reste mon plus beau souvenir. Porter l’uniforme pour la première fois a été le moment le plus heureux de ma carrière, celui qui signifiait l’accomplissement de mon rêve.

Si vous n’aviez pas joué au hockey, quelle carrière auriez-vous choisie?

GL – Quand on est jeune, on rêve de plein de choses… J’aurais assurément choisi une carrière qui me procure une satisfaction personnelle et me permet de relever des défis. La GRC peut-être? J’ai présentement un restaurant à Rosemère (bleu-blanc-rouge), mais ce n’est pas une passion. Je suis aussi pilote d’hélicoptère et je me promène beaucoup en bateau. Mon prochain voyage : les Îles-de-la-Madeleine.

Pourquoi avoir décidé de vous impliquer dans l’organisation des anciens Canadiens?

GL – C’est une belle opportunité de visiter le Canada et surtout d’aider des organismes. M’impliquer dans des causes a toujours fait partie de ma vie. J’ai tellement reçu de support de la part des partisans et des fans que je veux pouvoir redonner à mon tour à la société.

Plusieurs jeunes joueurs ne sont pas conscients de tout ce qu’ils reçoivent, ils oublient leurs origines et je trouve ça inadmissible. C’est mon devoir de le faire et si je peux faire une différence, j’aurai la satisfaction d’un devoir accompli.

Vous rappelez-vous d’être venu à Saint-Jean-Port-Joli durant vos années juniors?

GL – Oui et j’ai encore mal à la tête du party…! C’était au Domaine de Gaspé, nous avons signé des autographes.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à un jeune joueur?

GL – D’être persévérant, de prendre les moyens pour réaliser ses rêves. Il se butera assurément à des portes fermées, devra faire des sacrifices et apprendra de ces expériences, ce ne sera pas toujours facile de faire les bons choix, mais c’est ce qui le fera grandir. Dans la vie nous avons tous une destinée et il suffit de choisir le bon chemin pour y arriver.