Publicité

Le Kamouraska compte le taux le plus faible d’enfants suivis par la DPJ

Parmi toutes les MRC du Bas-Saint-Laurent, c’est au Kamouraska que l’on retrouve le nombre le plus faible d’enfants suivis par la DPJ, soit 13 par 1000 enfants, comparativement à 28 par 1000 enfants dans Les Basques. 

Reste qu’il y a eu 182 signalements cette année, comparativement à 157 l’an dernier. Il est difficile d’expliquer pourquoi le Kamouraska fait « bonne figure » dans ce palmarès, mais l’aspect socio-économique, le travail et le fait d’être épaulé sont des éléments qui peuvent être pris en considération. Sa position avantageuse est la même depuis cinq ans. Dans le Bas-Saint-Laurent dans son ensemble, on constate une hausse des signalements de 1 % pour un total de 2282, dont 40 % sont retenus. 39 % portent sur de la négligence, 31 % sur des abus physiques et 14 % sur des mauvais traitements psychologiques.

Psychologiques

Les DPJ du Québec axent leurs actions cette année sur les mauvais traitements psychologiques. La multitude de recherches et d’études faites sur le sujet ne laisse plus de doute. Cette problématique est une forme répandue de maltraitance. « Peu importe la classe sociale ou le niveau budgétaire, ça peut arriver. C’est plus dur à déceler », explique le directeur de la protection de la jeunesse du Bas-Saint-Laurent, Éric Saint-Laurent. Dénigrement régulier, rejet au plan affectif, isolement, exposition à la violence conjugale… ce type de mauvais traitement prend plusieurs formes. Mais il peut causer une perte d’estime de soi, de l’anxiété, de la toxicomanie et des problèmes au niveau des liens affectifs. « Les signalements pour mauvais traitements psychologiques sont en hausse de 8,4 % depuis 2008 dans la région », a ajouté Éric Saint-Laurent, invitant toute la population à faire sa part et venir en aide aux jeunes victimes.

Ailleurs au Québec, on compte 240 signalements par jour, une hausse de 1,1 % cette année.