LA POCATIÈRE – Cinq des neuf communautés religieuses féminines encore présentes dans le diocèse de Sainte-Anne ont reçu, le 26 juillet, la médaille du Mérite diocésain. La cérémonie se déroulait à la cathédrale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, à l’occasion de la célébration solennelle de la fête de sainte Anne, patronne du diocèse.
Soucieux de reconnaître les grands mérites de toutes ces femmes qui se sont dévouées et qui se dévouent encore pour le bien des fidèles et de l’Église diocésaine de Sainte-Anne, Mgr Yvon Joseph Moreau leur a remis avec grande joie la Médaille du Mérite diocésain.

S. Nicole Lachance, représentante des Soeurs de la Charité de Québec et Mgr Moreau
La première communauté honorée est celle des pauvres sœurs Clarisses, établie à Rivière-du-Loup en octobre 1931. Cette communauté célèbre cette année son 800e anniversaire de fondation, puisqu’elle a été créée à Assise par sainte Claire lors du Dimanche des Rameaux de l’année 1212. « Encore aujourd’hui, leurs ferventes prières en faveur du diocèse, de nos prêtres et des fidèles sont au cœur de la générosité qui caractérise cette communauté; générosité qui ne se dément pas depuis les tout débuts » disait le vicaire général, l’abbé Charles-Aimé Anctil lors de la remise de la Médaille.

S. Anne-Marie Richard, supérieure provinciale des Servantes du Saint-Coeur de Marie et Mgr Moreau
La seconde est celle des Sœurs de la Charité de Québec qui, il y a 150 ans cette année, arrivait à La Pocatière pour prendre en charge l’hospice du Petit Rocher fondé deux ans auparavant par Angélique Guy. Durant plus d’un siècle, l’œuvre des Sœurs de la Charité de Québec s’est développée à Sainte-Anne via l’enseignement et l’accueil des personnes âgées. Après leur implantation à Sainte-Anne, les Sœurs de la Charité de Québec ont ouvert des maisons à Saint-Alexandre, Saint-Thomas, Cap-Saint-Ignace et Saint-André.
Fondée à Paris en 1860, la communauté des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie est arrivée au Canada une trentaine d’année plus tard, se fixant d’abord en Beauce. Mais bien vite, ces soeurs ont fait leur entrée dans les limites du diocèse, prenant en charge l’éducation des jeunes de Berthier-sur-Mer. Par la suite, elles ouvriront des couvents à Sainte-Euphémie, Sainte-Lucie, Saint-Just, Saint-Marcel, Saint-Philippe-de-Néri, Mont-Carmel et Saint-Omer, en plus de tenir maison à deux reprises à Sainte-Anne-de-la-Pocatière.

S. Denise Lachance, supérieure provinciale des Soeurs de l’Enfant-Jésus et Mgr Moreau
Ayant vécu des tourments sans nom dans une France devenue laïque, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles voient un signe de la providence dans l’appel que leur lance Mgr Gustave Blanche, vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent. C’est ainsi qu’au cours de l’été 1912, elles seront quatorze sœurs à débarquer sur la Côte-Nord et à se répartir dans quatre postes pour assurer l’éducation des jeunes filles de Sept-Iles, Pointe-au-tonnerre, Pointe-aux-Esquimaux et Natashquan.
Mais devant les conditions de vie particulièrement difficiles, elles tournent rapidement leur regard vers notre région et en mai 1917, deux des Filles de Reine Anthier viennent se fixer à Saint-François-Xavier de Rivière-du-Loup. Bientôt suivies de douze autres, c’est là qu’elles établissent leur Maison provinciale. Aujourd’hui, les Sœurs de l’Enfant-Jésus de Chauffailles sont présentes à Saint-Damase, Saint-Alexandre, Saint-Joseph-de-Kamouraska, Notre-Dame-du-Portage, Saint-Antonin et dans différentes maisons de la ville de Rivière-du-Loup. Il convient aussi de rappeler que c’est cette communauté religieuse qui est à l’origine de l’Hôpital Notre-Dame de Fatima, à La Pocatière.

S. Marguerite Charette, supérieure des Visitandines et Mgr Moreau
Enfin, il y a maintenant plus de 400 ans, saint François-de-Sales et sainte Jeanne de Chantal fondaient à Annecy l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie et confiaient à ces religieuses la mission de visiter les malades, les pauvres et de les réconforter (d’où leur nom de Visitandines). Mais dès 1615, cette orientation sera abandonnée et la communauté deviendra progressivement exclusivement contemplative.
En 1959, répondant à un désir de Mgr Bruno Desrochers, qui souhaitait avoir des « religieuses contemplatives » dans sa ville épiscopale, un premier groupe de Visitandines arrive à La Pocatière et s’installe dans la maison des sœurs Eugénie et Juliette Richard, derrière le Collège de Sainte-Anne. Elles y seront logées jusqu’au début de l’année 1963, alors qu’elles prennent possession de leur nouveau monastère.

