LA POCATIÈRE — Les manifestations syndicales dans le domaine de la santé au Kamouraska sont un réel casse-tête cet automne. Sachez que ce ne sont pas tous les travailleurs de la santé du Kamouraska qui ont des journées de grève de déterminées à ce jour.
Les employés représentés par la CSN et la FTQ dans la région seront en grève rotative le mardi 27 octobre et éventuellement pour six autres jours. Cela signifie qu’ils auront droit de quitter leur poste 10 % du temps ces journées-là. Ainsi, pour une journée de 7 heures, ils seront 42 minutes à l’extérieur, en raison de la loi sur les services essentiels.
Au Kamouraska, le personnel de bureau et les techniciens professionnels de la santé sont représentés par la CSN et les employés de soutien par la FTQ. Tous font front communs. Vous comprenez ici que l’on exclut les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, associés à la FIQ.
Les grèves rotatives du front commun auront ensuite lieu les 12 et 13 novembre, ainsi que les 1,2 et 3 décembre.
Cela concerne autant l’hôpital, que les CLSC et les CHSLD.
Selon David Gilbert, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la santé du Kamouraska-CSN, au-delà des demandes salariales, les travailleurs souhaitent que l’on cesse le recul sur les conditions de travail.
« Nous voulons de meilleurs salaires pour cesser de nous appauvrir et pour attirer du personnel qualifié dans le réseau. Nous voulons des équipes de travail stable. Nous voulons freiner la privatisation pour miser sur l’expertise que nous avons », peut-on lire sur le tract qui sera donné aux citoyens lors de la journée de grève.
Les infirmières
Tout ce beau plan n’est pas pour la FIQ, qui représente les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes. Si elles ont obtenu un vote de grève pour trois jours, il n’y a pas encore de date arrêtée. Selon la représentante locale, Aline Boucher, les négociations vont tout de même bon train. Son syndicat qui représente des dizaines de milliers de personnes au Québec fait bande à part des autres syndicats et du front commun. Un avantage selon elle, puisque cela permet de se concentrer sur les enjeux précis de ce corps de métier. « On discute plus précisément de temps complet, de ratio patient/infirmiers, etc. », précise-t-elle, en ajoutant actuellement que la situation est que dans un CHSLD, on compte 48 patients pour une infirmière et deux infirmières auxiliaires. 80 % des membres ont voté en faveur de trois jours de grève. Dans leur cas, il est impossible pour celles affectées à l’urgence ou aux soins intensifs de sortir. En CHSLD, le personnel peut sortir 10 % de ses heures de travail, et ainsi de suite, selon le champ de pratique, en vertu de la loi sur les services essentiels.
