À première vue, l’idée d’accroître le salaire minimum à 15 $ peut paraître bonne. Mais pour les petites et moyennes entreprises de Kamouraska-L’Islet, elle aurait des conséquences pouvant mettre en cause leur survie.
C’est du moins l’opinion de Mme Élizabeth Hudon, présidente de la Chambre de commerce de Kamouraska-L’Islet.
Selon Mme Hudon, pour bon nombre de petites entreprises la marge bénéficiaire est déjà mince. Plusieurs de leurs employés sont au salaire minimum. Une telle hausse aurait un impact majeur sur la masse salariale, dit-elle.
Pour de grandes entreprises dont la masse salariale correspond à 10 % ou 15 % des dépenses, cette augmentation n’aurait pas le même impact que pour une PME qui consacre entre 50 % et 80 % à rémunérer ses ressources humaines, explique la présidente de la Chambre de commerce.
« L’impact ne serait pas le même pour chaque entreprise », dit-elle. Ce n’est pas une bonne idée, selon Mme Hudon, de ne pas tenir compte d’autres facteurs que celui du pouvoir d’achat.
Par exemple, en haussant le salaire minimum à 15 $ l’heure, il y a fort à parier qu’un autre employé dont c’est le salaire habituel réclame à son tour une augmentation. « En fin de compte, ce sont tous les employés qui seront touchés », dit-elle.
Des entreprises se retrouveraient dans une situation précaire ou forcées de fermer leurs portes, craint la présidente.
Bref, « dans Kamouraska-L’Islet, ce n’est pas la bonne méthode. Un programme de crédits d’impôt serait peut-être plus approprié », conclut Mme Hudon.
