En juin dernier, lors de l’évaluation d’écriture du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, les élèves de 4e année devaient composer un texte ayant pour fond d’aventure une clé retrouvée sur un site archéologique.
Élisabeth Thiboutot de la classe de 4e année de Mme Raymonde Simard, de l’école Sacré-Coeur de La Pocatière a composé un texte qui fut parmi les meilleurs de la province. Cette aventure, sortie de son imaginaire, fait désormais partie d’un recueil exposé au Musée de Lachine.
Voici le texte d’Élisabeth Thiboutot.
Au voleur!
Élisabeth Thiboutot, École Sacré-Coeur, La Pocatière
C’est un froid matin de novembre. Les gens se pressent devant la Maison LeBer-LeMoyne. Les coureurs des bois font des échanges avec les Amérindiens pendant que les explorateurs racontent leurs aventures aux enfants de Marguerite Chorel de Saint-Romain et de son époux Guillaume de Lorimier de La Rivière. Marguerite Chorel de Saint-Romain, une jeune femme gentille et prudente, prépare un repas composé de maïs, d’oeufs et de lait pour les visiteurs qu’elle doit accueillir.
L’heure du repas est arrivée. Coureurs des bois, explorateurs et Amérindiens entrent en trombe dans la maison. Marguerite Chorel ne se doute de rien, mais parmi les visiteurs, il y a un Amérindien qui désire plus que tout la clé que la jeune femme porte au cou. Cette clé en fer forgé mesurant environ onze centimètres permet d’ouvrir un coffre de Nuremberg. Le coffre contient un immense trésor : des pièces d’or, ainsi que des bijoux ornés de pierres précieuses.
Comme l’Amérindien nommé Fijuaq sait que la jeune femme a un permis pour le commerce des fourrures, il lui fait cette offre : il lui donne trois peaux d’ours, deux peaux de lièvre et quatre peaux de chevreuil en échange de cette clé qu’elle porte au cou. Elle refuse immédiatement. Fijuaq, qui veut la prendre au piège, lui pose quelques questions sur cette clé… Marguerite ne sait pas quoi répondre, mais elle dit qu’il peut la prendre pour l’observer. Fijuaq profite d’un moment d’inattention de la jolie jeune femme pour se sauver avec la précieuse clé. Marguerite Chorel de Saint-Romain se retourne et ne retrouve plus son compagnon. Elle comprend alors que c’était un voleur. Frustrée, elle se lance à sa poursuite.
Quand elle le retrouve enfin, il est tout près du précieux coffre. Fijuaq lui dit qu’il sait où est la vraie serrure. Marguerite lui répond que c’est impossible. L’Amérindien lui apprend qu’il l’espionnait lorsqu’elle discutait avec Guillaume de Lorimier de La Rivière. Le voleur de clé déplace une barre de métal et voit la serrure. Il approche la clé du verrou quand tout à coup un bruit le fait sursauter. Il échappe la clé et s’enfuit à toutes jambes. Marguerite reprend sa clé et retourne chez elle.
Comme Marguerite est très prudente, elle cherche une autre cachette pour la clé. Elle trouve finalement l’endroit idéal : près du foyer, elle force une planche de bois et cache la clé dans le trou. Elle replace la planche par-dessus.
Comme elle n’a plus eu besoin de la clé et bien… Elle est restée là.