SAINT-PACÔME — Comme le notait la psychothérapeute, Ursula Klumpp au début de sa 1re conférence, « le stress est le mal de notre époque. » S’il est le lot quotidien d’une majorité de personnes, il est aussi bien présent dans le milieu agricole. Lorsque des producteurs se réunissent pour réfléchir sur la question, on en comprend toute l’étendue.
Organisé par la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud, en collaboration avec Mme Klumpp, le colloque « La face cachée du stress » se tenait le mercredi 17 avril au Club de golf de Saint-Pacôme.
La réflexion portait sur les facteurs, symptômes et conséquences du stress, ainsi que sur les outils et solutions pour mieux vivre avec le stress. Cinq personnes sont aussi venues témoigner de leur expérience.
Madame Klumpp a révélé certains chiffres qui démontrent l’étendue du stress chez les agriculteurs. Par exemple près des trois quarts d’entre eux se sont sentis stressés au cours des derniers mois. « Plus de la moitié des producteurs agricoles présentent un niveau élevé de détresse psychologique », disait-elle. Les plus touchés : ceux qui ont entre 35 et 44 ans.
Symptômes et pistes de solutions
Certes, il serait difficile de résumer en quelques lignes une journée de réflexion sur un sujet aussi vaste. Toutefois, il en ressort que plusieurs personnes ont avoué avoir ressenti les symptômes énumérés, tels que des tensions et douleurs musculaires, la perte de poids, l’anxiété, voire la dépression. Les témoignages ont aussi permis de comprendre les effets sur le couple et la famille.
Énumérant les pistes de solutions au stress, Ursula Klumpp a, entre autres, insisté sur l’activité physique, sur l’alimentation, le sommeil et la détente physique. Il faut nager contre ses habitudes, disait-elle. Faire autre chose que travailler. Changer sa façon de penser et s’ouvrir à la spiritualité sont aussi des façons de prévenir le stress.
En fin de compte, lorsque les symptômes surviennent, il faut agir le plus rapidement possible et ne pas hésiter à consulter.
