Dans l’article de Daphnée Dion-Viens dans Le Soleil le vendredi 31 octobre, « N’arrachez pas les jeunes des bancs d’école », elle écrit sur les entreprises cherchant une jeune main-d’œuvre. Comme j’étudie justement en sciences de la nature en 2e année au Cégep de La Pocatière, je vois souvent plusieurs étudiants qui se trouvent dans l’inconnu en regard de leur avenir. Ils s’intéressent au travail et ont besoin de travailler pendant leurs études. Quand l’employeur offre un emploi très intéressant, l’étudiant saisit l’occasion. Il se dit que, plus tard, il retournera aux études, mais quand on reçoit un chèque de paye et que l’on n’apporte aucun travail scolaire à terminer à la maison, la tentation est très grande de ne pas terminer ses études. Le danger pour la formation préuniversitaire, c’est qu’en commençant un tel programme, l’étudiant signe un contrat de cinq ans, car ce diplôme n’offre pas de travail directement. Il faut obligatoirement étudier trois ans à l’université et décrocher un autre diplôme avant de pouvoir travailler. La formation est trop pénible et générale au collégial. Souvent découragé, il prendra une année sabbatique où il travaillera pendant un certain temps. Le risque est qu’il préférera peut-être rester sur le marché du travail. De plus, assez souvent, l’endettement constitue un facteur clé dans les études, car les étudiants ne veulent pas tous s’endetter pendant dix ans!
Maxime Gagnon
Saint-Pamphile
