Différentes conclusions ressortent du portrait et plan d’action régional de santé publique du CISSS du Bas-Saint-Laurent, dont le fait que la consommation de fruits et légumes des Bas-Laurentiens diminue et est sous la moyenne québécoise.
Une personne sur deux consommerait cinq fruits et légumes par jour au Québec. C’est moins de 50 % au Bas-Saint-Laurent. « Pour plusieurs petits villages, l’approvisionnement en fruits et légumes est plus difficile », précise le Dr Sylvain Leduc. Toutefois, celui-ci note dans son plan d’action une diminution du tabagisme et une augmentation des individus actifs dans la région.
État de santé
La population du Bas-Saint-Laurent vieillit rapidement et on constate un exode continuel des moins de 30 ans vers d’autres régions. Les taux de décès par suicide sont plus élevés ici qu’ailleurs au Québec. Toutefois, les taux d’hospitalisation pour cause d’accident chez les 0-4 ans diminuent et sont plus bas que ceux du Québec. Le taux de grossesse chez les adolescentes est plus faible qu’en province. La population de la région se considère par ailleurs en santé. « C’est ce que révèle l’enquête. C’est bon signe », souligne le Dr Leduc.
Surprises
Ce travail a laissé place à certaines surprises, bonnes et moins bonnes. « Les surplus de poids, la consommation de boissons sucrées à la hausse et l’augmentation des caries, malgré tous les produits qui existent aujourd’hui », énumère Sylvain Leduc. « Toutefois, on note des initiatives favorables au fort sentiment d’appartenance à la communauté et le taux de décrochage à la baisse. »
2016-2022
Maintenant, les intervenants en santé doivent atteindre certains objectifs en lien avec le plan. « Dans le dernier plan, sur 85 mesures, 91 % ont été atteintes, comparativement à 87 % dans le reste de la province. On peut penser en termes d’objectifs au taux de vaccination, par exemple », conclut-il.
