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Les CJE inquiets pour leur aveniradmin20150123

L’ISLET — Les carrefours jeunesse-emploi sont inquiets pour leur avenir depuis que le ministre François Blais a annoncé son intention d’en « modifier la formule de financement en donnant priorité à la clientèle prestataire de l’aide sociale et de l’assurance-emploi. » Cela exclut 80 % de la clientèle actuelle des CJE, selon Rachelle Desprès, directrice générale du CJE de la MRC de L’Islet.

« Les conséquences se feront sentir dans les entreprises où les besoins de main-d’œuvre sont de plus en plus criants », affirme Mme Després dans un communiqué émis à la suite de la visite du député de St-Jean à l’Assemblée nationale et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Emploi, de Formation professionnelle, d’Alphabétisation et de Jeunesse, M. Dave Turcotte, au bureau de l’organisme à L’Islet. 

Depuis l’automne dernier, M. Turcotte multiplie les visites dans les CJE afin de mieux comprendre les organismes jeunesse qu’il défend. Lors d’une visite de deux heures à L’Islet, le 15 janvier dernier, les jeunes ont pu parler de leurs expériences et de leurs préoccupations, comme Michaël, un décrocheur qui, grâce à l’accompagnement du CJE, est retourné à l’école et travaille maintenant comme conseiller financier.

Les CJE reprochent au gouvernement libéral de n’avoir mené aucune consultation auprès d’eux pour analyser la situation. « Le ministère s’entête à mettre en place des changements dénoncés par les partis d’opposition et par les acteurs de nos communautés. Nous sommes particulièrement inquiets de l’impact à moyen et à long terme de ces décisions sur l’avenir de nos régions qui ont déjà très peu de ressources », a souligné Mme Édith Samson, directrice du CJE de Kamouraska. 

« Les CJE sont des acteurs importants pour soutenir les jeunes par leur accompagnement aux différentes étapes de leur cheminement. Aucune autre ressource en place présentement dans nos milieux ne pourra pallier ce changement », a mentionné M. Denis Pelletier, vice-président du CJE de Montmagny. 

« Il reste deux mois avant l’échéance du 1er avril et nous ne savons pas encore si nous aurons des fonds suffisants pour assurer la survie de notre organisme. Le ministère nous place dans une situation financière intenable en plus de mettre en péril les services offerts aux jeunes qui n’auront plus accès à notre aide du jour au lendemain », a conclu Mme Rachelle Després, directrice du CJE de la MRC de L’Islet. 

Les personnes intéressées à soutenir les CJE dans leurs démarches en cliquant j’aime sur la page Facebook Mon CJE, j’y tiens!. Ils peuvent faire parvenir une lettre à son député ou contacter son CJE pour plus d’informations.