L’absence des administrateurs de la Financière agricole à la Commission parlementaire soulève la colère des députés du Parti québécois.
« Je n’ai jamais vu ça », a affirmé d’entrée de jeu le député de Saint-Maurice et vice-président de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles, Claude Pinard. « La dernière fois que nous avons dû convoquer par “subpoena”, c’était dans le cas du Mont-Orford et il s’agissait d’une compagnie privée. Dans le cas présent, il s’agit des administrateurs d’une société d’État. C’est très troublant », a continué le député.
Les députés péquistes soutiennent qu’en refusant « de venir témoigner en commission parlementaire malgré le fait qu’ils aient été convoqués trois fois, les administrateurs de La Financière agricole du Québec nient l’existence même d’une grave crise chez les producteurs de porcs, de bœufs, d’agneaux et de petites céréales. »
André Simard
« Depuis 2003, nous avons l’impression que les libéraux dénaturent le mandat de La Financière qui est de protéger les revenus en vue de favoriser la réussite et la pérennité des entreprises agricoles québécoises », soutient le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation et député de Kamouraska-Témiscouata, André Simard.
Il poursuit en disant que, « les libéraux ferment les yeux sur la crise qui sévit dans le milieu agricole et sur les centaines de fermetures de petites et moyennes fermes québécoises. » M. Simard croit que « La Financière agricole manque de respect envers les agriculteurs québécois et envers les parlementaires. »
« Les administrateurs de La Financière n’auront maintenant d’autres choix que de venir témoigner et de fournir les documents exigés par la commission. Des solutions doivent être trouvées et mises en place rapidement pour le bien de l’agriculture québécoise », a conclu le député Simard.
