Les cinq marchés de Noël du Kamouraska ont choisi de s’unir pour assurer une meilleure promotion et un meilleur achalandage lors de leur tenue.
Au cours des dernières années, le nombre de marchés de Noël a explosé au Kamouraska, de telle sorte que depuis l’an dernier, ils se comptent au nombre de cinq sur l’ensemble du territoire. « L’an dernier, des marchés sont tombés durant la même fin de semaine et ce n’était pas dans l’intérêt de personne », d’indiquer Mme Stéphanie Sénéchal, agente de développement à la municipalité de Sainte-Hélène-de-Kamouraska.
L’intérêt de se concerter est parti de là. Pour y parvenir, les différents organisateurs ont fait appel à Promotion Kamouraska. « J’étais réticent au départ, mais je suis heureux de me rallier aujourd’hui. C’est une belle initiative », de témoigner M. Gilles Denis, organisateur du marché à La Pocatière.
Dates et créneaux différents
Un des premiers avantages de cette concertation a été le déploiement des événements sur cinq fins de semaine, afin d’éviter les dédoublements. Le Centre municipal de Saint-Philippe-de-Néri recevra le premier marché de Noël de la saison les 5 et 6 novembre, suivi de celui de Sainte-Hélène au Centre municipal, les 12 novembre. Saint-Denis-De La Bouteillerie présentera son marché les 19 et 20 novembre au Complexe municipal, La Pocatière les 25, 26 et 27 novembre au Centre Bombardier et Kamouraska le 10 décembre au Centre d’Art.
De plus, chacun des marchés se distingue par son créneau, la cause ou l’événement auquel il est associé. À Saint-Philippe-de-Néri, le marché permettra de remettre le profit relié à la vente des tables au Comité du partage de la municipalité, responsable de garnir les paniers de Noël des familles du village. À Sainte-Hélène, la moitié des profits engendrés par la vente alimentaire du Cercle de fermières de la municipalité ira à la fondation OLO, qui offre de l’aide alimentaire aux femmes enceintes. À Saint-Denis, le doyen des marchés kamouraskois s’inscrira à nouveau dans la programmation du Noël au cœur du Kamouraska, en se tenant une fin de semaine avant. Les exposants doivent miser sur des produits non périssables, présentés sous forme d’emballages cadeaux prêts à être déposés sous le sapin. À La Pocatière, tous les profits de location de table seront remis à la Fondation André-Côté. En ce qui concerne les kiosques, les organisateurs misent sur la variété pour éviter des exposants avec des produits similaires. Enfin à Kamouraska, le Marché populaire d’hiver présentera des exposants dont les produits doivent être éthiquement responsables, conçus localement et originaux. De plus, la troupe 100 mille lieues offrira un parcours d’animation théâtrale aux enfants. Il sera également possible de faire emballer ses achats avec du matériel recyclé.
Intérêt grandissant
Pour les marchés qui se dérouleront sur plus d’une journée, les organisateurs aimeraient accueillir près de 1000 visiteurs. « L’an passé, nous avons reçu entre 800 et 1000 personnes à La Pocatière seulement », de confier Gilles Denis.
Cette vitalité est signe d’un intérêt grandissant de la population pour ce genre d’événement selon Marie-Ève Arbour, coorganisatrice du Marché populaire d’hiver. « Les gens sont de plus en plus sensibles à l’achat local et responsable. Ce n’est pas étranger au nombre grandissant d’événements du genre dans la région. »

