Les huit préfets du Bas-Saint-Laurent ont demandé, lundi, au gouvernement du Québec de leur confier la gestion du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR).
Le FARR a été institué lors du dépôt du projet de loi no 122. Il sera financé, à terme, à hauteur de 100 M$ annuellement. Les préfets invoquent que les municipalités sont des gouvernements de proximité; un principe reconnu par la loi, disent-ils.
Les préfets ont en outre rappelé au premier ministre Couillard qu’il avait lui-même reconnu que les MRC sont « le bon niveau pour le développement régional et que cette orientation doit se refléter dans toutes les décisions gouvernementales, surtout en matière de développement économique. »
« À la signature du pacte fiscal, en 2014, le gouvernement a signifié qu’il donnerait plus de pouvoir aux municipalités et aux MRC. À la lumière du projet de loi déposé, nous invitons aujourd’hui le gouvernement à agir en ce sens, notamment en confirmant que la gestion de ce Fonds ira aux MRC. », affirme M. Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska, représentant de la Table des préfets du Bas-Saint-Laurent et vice-président de la Fédération québécoise des municipalités.
« Les élus, ajoute-t-il, sont imputables face à leurs citoyens et sont donc en mesure d’offrir une gestion efficace et cohérente en lien avec les besoins des communautés. Nous le faisons déjà, notamment avec le Fonds de développement des territoires dans lequel nous suggérons que le FARR soit intégré ».
Les élus de la région partagent la position « mainte fois réitérée par le gouvernement » à savoir qu’il n’est pas nécessaire de créer de nouvelles structures ou processus complexes. La MRC est, selon les préfets, le palier reconnu; il doit pouvoir agir.

