LA POCATIÈRE – La production d’agneaux et de petites céréales est aussi importante pour le Bas-Saint-Laurent que le Port de Montréal l’est pour le grand Montréal. Un emploi créé dans la région équivaudrait à 22 emplois dans la métropole.
Tel est le message livré par le professeur de l’Université Laval, Maurice Doyon, lors d’un dîner-conférence organisé par la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent sur l’agroalimentaire et les fédérations de l’UPA de la Côte-du-Sud et du Bas-Saint-Laurent, en partenariat avec les coopératives agricoles de la région.
Impacts
Le conférencier a dévoilé les résultats d’une étude sur les impacts économiques et sociaux de l’agriculture sur l’économie. Elle démontre, entre autres, qu’un investissement de 100 M$ dans les domaines de la culture et de l’élevage générera plus d’emplois que s’il était investi dans ceux de la construction, de l’industrie forestière, des finances et des assurances.
Selon Maurice Doyon, « les productions non dominantes ne peuvent être rejetées du revers de la main sans provoquer un choc économique régional majeur et la désertification économique et sociale de certains villages au Québec, et pas seulement en régions dites éloignées. » (M.G.)
