Les renards à Kamouraska : danger

Ce sont de belles bêtes, mais il y a quelque chose d’anormal à voir passer une meute de quatre ou cinq renards qui s’attardent et qui défèquent sur votre balcon. Ce sont de belles bêtes, mais ce sont des animaux sauvages dont il faut se méfier, car ils sont porteurs de rage. Le soir, à la tombée du jour, on peut les voir rôder partout sur les terrains privés à la recherche de proies. J’ai une chatte qui n’ose plus sortir parce qu’elle sent que c’est dangereux et quoiqu’en disent les défenseurs des renards, une meute, si petite soit-elle, attaque les chats, ce qui est encore arrivé hier soir. Les cris de détresse et les hurlements glacent le sang. Il est du devoir de ceux chez qui les renards ont élu domicile d’appeler la Sûreté du Québec, car seuls eux peuvent agir. La Sûreté du Québec agit seulement lorsque les renards ont élu domicile sur le terrain concerné. L’été dernier, une dame a littéralement failli perdre son pain, car un renard la suivait de si près qu’elle a dû serrer son pain contre elle. Cet été, deux ados lunchaient sur le terrain de l’école en plein jour et un renard tournait autour d’eux de telle façon qu’ils ont dû quitter, se sentant menacés. À Kamouraska, il y a une famille de renards qui a élu domicile sur un terrain privé et le propriétaire ne s’en préoccupe nullement. Ils sont au nombre de sept et pratiquement toutes les femelles ont mis bas dernièrement. C’est sans compter tous les résidents qui les nourrissent. Attendons-nous qu’ils attaquent un enfant pour agir?

Céline Dussault, Kamouraska