Après 25 ans d’existence, l’Aide aux travailleurs accidentés constate que les travailleurs accidentés ont de plus en plus de misère à réintégrer le marché du travail après un accident.
« Nos statistiques de la dernière année indiquent que 70 % des travailleurs se retrouvent sans emploi après un accident. Ils ont alors recours à l’assurance-emploi, à l’assurance-salaire, à des prestations de la Régie des rentes du Québec ou à l’aide sociale », raconte Micheline Pelletier, coordonnatrice. Ceux qui ne sont pas admissibles à ces programmes se retrouvent sans revenus, souvent dépendants de leur conjoint.
Selon madame Pelletier, la situation d’un accidenté est précaire autant sur les plans financier, médical que psychologique. « Les préjugés envers les accidentés du travail sont toujours bien ancrés au sein de la population », déplore la coordonnatrice. Un accident de travail constitue souvent une tache dans un curriculum vitae, ajoute-t-elle.
Depuis sa fondation en 1987, l’ATA a répondu aux demandes de milliers d’accidentés. D’abord présente dans les MRC de Kamouraska, L’Islet et Montmagny, l’organisme a rapidement reçu des demandes de tout le Bas-Saint-Laurent ainsi que de la grande région de Lévis-Québec. « Le fait que 60 % des travailleurs et travailleuses du Québec ne soient pas syndiqués justifie amplement l’importance d’une telle association », poursuit Micheline Pelletier.
Assemblée générale
L’ATA, qui tenait a tenu son assemblée générale annuelle le 5 juin, compte plus de 500 membres, dont 70 % sont des hommes issus de divers secteurs d’activités économiques. Au cours de la dernière année, 556 accidentés ont fait appel à l’ATA. Les membres ont effectué près de 900 visites au local de Saint-Jean-Port-Joli soit pour rencontrer une intervenante ou un avocat dans le but d’obtenir un avis juridique.
Une subvention fédérale a permis la tenue de différentes activités sous le thème « une retraite soudaine et imprévue. » De plus, le député André Simard a déposé à l’Assemblée nationale, une pétition, initiée par l’ATA. Près de 400 signataires réclamant une hausse du remboursement des frais de déplacement par la CSST et la SAAQ. « Présentement ces organismes remboursent aux accidentés la somme de 14,5 cents le kilomètre pour les visites médicales, les traitements et les déplacements occasionnés pour les rencontres avec un agent », a mentionné madame Pelletier.
L’ATA offre des services d’information, d’assistance technique, d’ateliers d’entraide, d’écoute, de représentation auprès de la CSST et de la Commission des lésions professionnelles ainsi que des références juridiques et médicales.
Pour information : 418 598-9844.
