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L’UPA dénonce l’attitude de La Financière

LA POCATIÈRE – L’UPA, par la voix de son 1er vice-président Pierre Lemieux, demande au gouvernement du Québec de ramener à l’ordre La Financière agricole, dont elle critique les récentes décisions.

M. Lemieux était à La Pocatière le 29 avril dernier pour réclamer un répit dans les changements des programmes et des normes. L’attitude des dirigeants de La Financière a suscité de vives critiques de la part de M. Lemieux et du président de l’UPA de la Côte-du-Sud, Charles Proulx.

M. Proulx croit que les dirigeants de La Financière agissent pour démontrer au gouvernement qu’ils sont de « parfaits administrateurs », et ce, au détriment des agriculteurs. La Financière « prend des décisions précipitées sans en analyser tous les impacts pour sa clientèle », poursuit Pierre Lemieux. Ils ajoutent que ses administrateurs n’ont « aucune sympathie envers la classe agricole. »

Minimum assurable

Charles Proulx dénonce la volonté de l’organisme de faire passer le minimum de superficie assurable de 10 à 15 hectares. Les producteurs ont été avertis à la dernière minute après avoir planifié et acheté leurs intrants pour la saison 2011. La Financière a annoncé par communiqué qu’elle « appliquera une tolérance pour la prochaine année. » Toutefois, selon M. Lemieux, cela ne fait que reporter le problème et aura pour effet de réduire le nombre d’assurés.

M. Proulx a mentionné que « la pratique de l’agriculture dépend de tellement d’éléments hors de notre contrôle que ceux qui sont contrôlables devraient être évalués et mieux analysés avant de les mettre en vigueur. »

Appuis

Des présidents des syndicats spécialisés concernés ont joint leurs voix aux protestations de l’UPA et ont noté les difficultés vécues par les producteurs. Dans le porc, notamment, un sondage réalisé auprès de producteurs de la Côte-du-Sud révèle que leur taux d’endettement est de 65 %.

« La majorité des producteurs de porcs ayant transmis leur demande au programme de la stratégie de soutien à l’adaptation des entreprises agricoles et qui sont déclarées admissibles ne bénéficieront finalement de peu d’aide », a en outre déclaré M. Jacques Dionne, président du Syndicat des producteurs de porcs de la Côte du-Sud.

Selon l’UPA, « des études prouvent l’importance de l’agriculture pour le développement économique des régions. Le MAPAQ reconnaît ce fait et semble vouloir supporter les producteurs agricoles par la mise en place de nouveaux programmes. Par contre, l’application à ces nouveaux programmes est lourde avec en plus, l’adoption par la FADQ de nouvelles modifications dans les régimes d’assurances stabilisation. »