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Madagascar : la ministre Christine St-Pierre visite un établissement soutenu par L’AMIE

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Mme Christine St-Pierre, originaire de Saint-Roch-des-Aulnaies visitait récemment un établissement soutenu par L’AMIE (Aide médicale internationale à l’enfance), un organisme sans but lucratif fondé à La Pocatière en 1969. Cette visite avait pour but d’annoncer le soutien du gouvernement du Québec à la construction d’un centre de formation professionnelle pour jeunes déscolarisés.

Cette visite et cette annonce, réalisées en compagnie du premier ministre Philippe Couillard, avaient lieu en marge du Sommet de la francophonie, tenu à Antananarivo, capitale de Madasgacar, grand pays insulaire situé au sud-est de l’Afrique, dans l’océan Indien. L’établissement visité, le Centre Sarobidy situé en banlieue d’Antananarivo, permet aux enfants de compléter leur formation de niveau primaire. « C’est opéré par l’ONG Sarobidy qui est un de nos partenaires terrain à Madagascar et qui bénéficie des trois programmes de L’AMIE : le parrainage, les stages et les projets », d’indiquer Mme Marie-Ève Pineault, coordonnatrice des projets de développement à L’AMIE, qui était présente lors du passage de M. Couillard et de Mme St-Pierre.

L’annonce réalisée lors de ce passage consistait à confirmer une aide financière de 300 000 $ du ministère de Mme St-Pierre pour la construction d’un centre de formation professionnelle pour jeunes déscolarisés, âgés minimalement de 16 et 17 ans. La construction, qui débutera sous peu, devrait être complétée pour 2017, moment où sera accueilli les premiers élèves. L’établissement devrait accueillir une cinquantaine d’élèves à son ouverture et visera une clientèle mixte. Deux formations professionnelles seront offertes : le bâtiment, qui rassemble tous les métiers de la construction, et la bureautique, qui mise davantage sur le secrétariat et l’informatique. De son côté, L’AMIE s’engage dans ce projet pour les trois prochaines années. « L’idée est de rendre notre partenaire le plus autonome possible pour que le centre puisse perdurer une fois que notre implication dans le projet sera terminée, dans trois ans », de préciser Mme Pineault. D’ici là, elle espère que le centre aura offert de la formation à au moins 350 élèves.

Impressions de Christine St-Pierre

Originaire de Saint-Roch-des-Aulnaies, Mme St-Pierre connaissait vaguement L’AMIE. C’est sur place, lors de la présentation de l’organisme, qu’elle s’est sentie interpellée. « La dame a mentionné que l’organisme avait pris forme à La Pocatière dans les années 70. C’est là que ça m’a allumé une lumière », confiait-elle.

Lors de sa visite, Christine St-Pierre a été à même de constater l’impact de l’organisme sur le terrain, notamment auprès des enfants de niveau primaire, pour qui l’école était un rêve inaccessible il y a quelques mois à peine et qui progressent à pas de géants, aujourd’hui, dans leurs apprentissages. « C’est un des pays les plus pauvres du monde et les gens de L’AMIE font un travail exceptionnel. Je trouvais important d’en parler, car les gens de la région qui soutiennent L’AMIE financièrement peuvent être fiers de ce qu’ils accomplissent sur le terrain. Il n’y a rien de mieux que d’être sur place pour le constater », concluait-elle.