L’ascension a eu lieu il y a trois mois. Mélanie Michaud a eu le temps de reprendre son souffle, de se remettre de ses émotions et même de projeter un nouveau sommet… Mais ce ne sera pas avant une couple d’années. Dominer le monde depuis le toit du Kilimandjaro, c’est quelque chose !

Le parcours suivi par l’équipe du Sommet de l’Espoir
Mélanie faisait partie de l’équipe du Sommet de l’Espoir, dont l’objectif était de recueillir des fonds pour l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Le projet du Kilimandjaro a permis d’amasser 10 000 $ pour cette cause et des sommes d’argent rentrent encore, dit-elle.
À quelques semaines de son départ, Mélanie Michaud racontait qu’atteindre le faîte de cette montagne de Tanzanie est un défi qui représente bien le combat que doivent mener les gens pour qui la vie paraît, chaque jour, être une montagne insurmontable.

Le Kilimandjaro
L’ascension
Madame Michaud s’est envolée le 3 janvier. Le projet d’ascension commençait le cinq et s’échelonnait sur six jours. « On ne sait pas à quoi s’attendre et s’est aussi bien comme ça », lance en riant celle pour qui la plus grande difficulté a été de s’acclimater à l’altitude. Idem pour les autres membres de l’équipe.

« La 1re journée, on part de 1 800 mètres et on se rend à 3 000 mètres », raconte l’aventurière. Il faut alors ménager ses énergies en vue des prochains jours, relate-t-elle.
Le 2e jour, le groupe s’est rendu jusqu’à 3 800 mètres. « Là, on sent les effets de l’altitude », dit Mélanie Michaud. Le 3e jour, les marcheurs ont atteint 4 600 mètres. À cette altitude, à cause de la réduction d’oxygène, certains peuvent ressentir des maux de tête ou des étourdissements. Afin de s’acclimater, ils sont revenus dormir à 3 900 mètres.

Neuf marcheurs sur 10 ont atteint le sommet
Le sommet
Le 4e jour, les marcheurs se rendent à 4 000 mètres et se préparent pour l’ascension finale. « Le 5e jour, on retourne à 4 600 mètres, une altitude que l’on connaît déjà », dit Mélanie Michaud. Munis de lampes frontales et de bâtons de marche, ils s’attaquent à la dernière étape de la montée vers 23 h, de façon à arriver au sommet pour le lever du soleil. Il faut compter environ six heures.
« Voir l’horizon depuis le sommet, c’est paradisiaque », lance Mélanie Michaud habitée par le souvenir de ces images grandioses, offertes à ses yeux, alors que les lueurs tremblantes du jour s’allument sur l’infinie. Pendant 20 minutes, elle profitera de ce spectacle avant d’entreprendre la descente jusqu’à 3 000 mètres, pour dormir. Le lendemain, ce sera le retour au point de départ.

L’essentiel du matériel est transportés par les porteurs
Les porteurs
Tout au long du parcours, les marcheurs transportent un sac à dos avec quelques aliments et ce dont ils ont besoin pour la journée. En route, ils seront dépassés par les porteurs pourtant chargés de la nourriture, des tentes et même, eh oui, d’une table en aluminium, de bancs et d’une toilette portative ! Tout sera prêt à leur arrivée au nouveau camp.
Mélanie Michaud parle de la bonne humeur de ces habitués de la montagne. « Ils font tout ce qui est possible pour que l’on atteigne le sommet », dit-elle. L’un d’eux lui a donné un petit élan dans le dos pour le dernier kilomètre. Elle souligne la belle complicité au sein de son groupe. Plusieurs songent même à se retrouver pour un autre sommet.
Installée à Montréal depuis 2001, Mélanie Michaud est née à La Pocatière où elle a fait ses études secondaires et collégiales. Elle a aussi habité à Saint-Onésime. Elle compte venir dans la région raconter son aventure. Aucune date n’a encore été fixée.

