Après huit belles années, je quitte La Pocatière, le Kamouraska, la Côte du Sud et la direction générale du Cégep. Ma relève est assurée et elle est solide. Le Cégep et le Centre d’Études se portent bien. J’ai le sentiment du devoir accompli. Je travaille présentement au développement des collèges francophones de tout le Canada et j’y mets à profit mon expérience acquise à La Pocatière.
J’aurais tellement de remerciements à faire pour ce que j’ai vécu à La Pocatière que je vais en oublier. Merci à tous les employés du Cégep de La Pocatière. J’ai travaillé dans plusieurs entreprises dans différents domaines et j’éprouve beaucoup de reconnaissance et de fierté à l’égard de tous les employés de l’organisation. Ce sont des personnes extraordinaires chacune à leur façon. Si le Cégep et le CECM vont bien, c’est à cause d’eux. Nous formons une famille, ce qui n’est pas courant dans l’enseignement supérieur. Je vous apprécie tous et toutes et vous me manquez déjà énormément.
Merci à tous mes amis et connaissances comme la famille Gendron qui, la première, m’a ouvert les portes de leur maison et de leur cœur. Mes amis et amies Lions de La Pocatière, vous m’avez permis de m’impliquer hors de mon cercle professionnel et d’avoir beaucoup de plaisir et de joie. Vous êtes des gens de cœur et avec vous j’ai pu m’impliquer dans mon milieu et servir comme le veut la mission des Lions.
Au fil du temps, ayant toujours un œil vers Charlevoix de la fenêtre de mon bureau, j’ai aimé le Kamouraska qui porte bien son nom de doux pays. Maintenant, je me considère comme comme un ex-citoyen de la Côte du Sud que j’aurais toujours à cœur. Je m’y sens connecté à cette énergie faite de terre labourée et de caburons. Une douce présence qui peut soigner l’âme du citadin. Je n’oublie pas L’Islet, ayant siégé 5 ans au CLD. Mes promenades du dimanche m’ont amené partout dans le haut pays. Mais je regrette de n’avoir jamais trouvé le Bras d’Apic et son université.
J’étais déjà un peu magnymontois par ma marraine Berthe Bouchard qui habitait l’île aux Grues depuis plus de 20 ans, mariée à un marin de la famille Gagné. Je suis attaché au CECM parce je viens d’un centre d’études en Charlevoix et qu’ils sont jumeaux nés de la même mère (Lucienne Robillard) le même jour (7 mai 1993).
Je pars le cœur gros, mais jamais je ne pourrai vous oublier, car lorsque la retraite sonnera, j’irai au quai de Pointe-au-Pic et je vous regarderai sachant exactement où est la Côte des Chats ou la montagne du Collège et que je saurai que vous habitez ces lieux et que vous continuer à les faire vivre. Le traversier ne sera jamais très loin pour retourner vous voir.
Honnêtement, je ne sais pas comment assez vous remercier pour cette étape de ma vie. La seule chose que je souhaite c’est que les trottoirs cessent d’être toujours penchés à La Pocatière, conçus pour les autos plus que pour les piétons. Ça aura été ma seule raison de me plaindre pendant toutes ces années.
Claude Harvey
La Pocatière
