Un nombre très minime de patients n’ira plus à l’urgence de La Pocatière après un gros accident de voiture à partir du moment où les blessés transportés par ambulance seront dirigés vers un hôpital à moins de 60 minutes de route plutôt que 30.
Dès décembre, la directive donnée aux ambulanciers est d’amener les blessés graves suite à un accident dans l’hôpital le plus adapté à sa condition, mais dans un rayon de 60 minutes plutôt que 30. À titre d’exemple, une personne victime d’un trauma majeur au Kamouraska et qui était à plus de 30 minutes de Rivière-du-Loup allait à La Pocatière. Dorénavant, dans un rayon de 60 minutes, il ira directement à Rivière-du-Loup, où souvent il finissait par être transféré.
« Le but est d’éviter les transferts et tous les déplacements subséquents. Le délai de temps est important dans des cas de trauma. Dans un hôpital comme Rivière-du-Loup ou Rimouski, il y a des spécialistes qu’on ne trouve pas à La Pocatière ou à Trois-Pistoles, par exemple », précise le docteur affecté au dossier, Simon Delisle.
Ces changements ne touchent que les traumatisés suite à des accidents. Il s’agit environ d’une cinquantaine de personnes par année pour l’urgence de La Pocatière. On estime qu’environ la moitié d’entre eux iront dorénavant à Rivière-du-Loup grâce à cette directive. « L’idée derrière ce changement c’est définitivement l’intérêt du patient. » Les études démontrent que ces changements seront bénéfiques.
Comme il s’agit d’un nombre infime de patients, le Dr Delisle estime que cela n’aura aucun impact sur l’urgence ou le nombre d’employés à l’urgence de La Pocatière, où le sujet est sensible.
