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Place aux lecteurs: La chasse en boisés privés

Les chasseurs responsables et respectant le code d’éthique demandent la permission pour chasser dans les boisés privés. Le propriétaire peut en toute légitimité accepter ou refuser, c’est son droit le plus strict. S’il acquiesce à la demande les responsabilités sont ainsi partagées, autant pour lui que pour l’autorisé. La majorité des chasseurs sont très respectueux de ce privilège accordé. Par ailleurs, d’autres peuvent mettre le propriétaire dans l’embarras, surtout si ces boisés sont situés entre des routes publiques, à proximité d’habitations. Le danger d’accidents est multiplié d’autant plus si la personne est irresponsable et négligente.

L’entente qui a été convenue de bonne foi au départ peut rapidement se voir non respectée. Votre compagnie d’assurance peut vous renseigner sur la responsabilité civile de chacun. Les boisés privés situés à Saint-Roch-des-Aulnaies, entre l’autoroute 20, la route de La Seigneurie, la route Elgin et la route de l’Église (à l’Est de celle-ci compris) sont de ceux qui exigent une grande prudence. Comme l’année dernière, une surveillance accrue sera mise en place tant pour la protection des gens qui circulent sur ces routes ainsi que pour les citoyens qui habitent le secteur.

Des gestes illégaux rapportés tout récemment ont été commis pendant la saison de chasse 2011 : un cas de braconnage a été vu et une infraction en pleine route publique (un individu qui a été vu tirant de son véhicule sur la route Elgin). On peut s’interroger à savoir si cette personne détenant un permis de chasse a le mérite d’en détenir un. Preuve est de constater que certaines personnes sont irresponsables et manquent de jugement.
 
Le braconnage, fléau bien présent au Québec, se pratique non seulement en grande forêt, mais il s’exerce à plusieurs endroits et sous plusieurs formes : transport d’arme chargée à bord d’un véhicule, plus d’un animal abattu par la même personne, prête-nom pour les permis, chasse hors saison, etc. Sans oublier le cas de plusieurs individus qui, en saison de pêche, prennent plus de poissons que la limite permise. Ces derniers jettent les plus petits où bon leur semble, sans bien sûr suivre la logique du bon pêcheur qui veut qu’ils soient remis à l’eau pour la survie de l’espèce. La liste des gestes illégaux est très longue.

Les chasseurs et pêcheurs qui respectent les lois déplorent ces actes disgracieux. Malheureusement, dans la pensée populaire, les non-initiés mettent souvent tous les chasseurs/pêcheurs dans le même panier, ce qui n’est pas le cas bien évidemment. Les vrais chasseurs et pêcheurs respectent leur sport et du même coup les lois. C’est tout à leur honneur. Les autres qui ne pensent qu’à eux-mêmes s’approprient en réalité ce qui appartient à tout le monde. Récemment, un article du chroniqueur Julien Cabana faisait allusion à une publicité parue, il y a quelques années sous le thème « braconner c’est voler ». La publicité le dit bien, à vous d’en juger. 

Si vous êtes témoins de quelconque abus, n’hésitez pas à les dénoncer tant pour le bien de la collectivité que pour la conservation des espèces. Le patrimoine faunique québécois s’en portera mieux grâce à des gens honnêtes comme vous.
 
PS : Des propriétaires de boisés à l’ouest de la route Elgin confirment avoir mis en application la même surveillance.

Denis Gagnon  
(membre coll. de l’Association des Agents de protection de la faune du Québec) Région Bas-Laurent.