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Place aux lecteurs: La fermeture du Centre Thérèse Martin

M.  Jean Desjardins, président
M.  Jeannot Michaud, directeur général
Et autres membres du conseil d’administration du CSSSK

Le 22 janvier dernier, en tant qu’élus de la Municipalité de Rivière-Ouelle, nous avons cru qu’il était de notre devoir d’assister à la rencontre mensuelle du CSSSK alors que le dossier de la fermeture du Centre Thérèse Martin était à l’ordre du jour. Quel ne fut pas notre étonnement d’apprendre que tous les points à l’ordre du jour relativement au Centre Thérèse Martin étaient retirés. De plus, vous nous annonciez que vous ne répondriez à aucune question relativement au Centre Thérèse Martin et ceci, conformément à un avis juridique que vous aviez reçu de vos avocats. Selon vos dires, cet avis résultait d’une situation conflictuelle entre le CSSSK et les syndicats. Vous nous expliquiez que cet avis vous demandait de ne faire aucune intervention publique relativement au Centre Thérèse Martin. Depuis la rencontre, nous avons essayé d’obtenir de vous une copie de cet avis juridique afin de pouvoir comprendre les motifs invoqués par vos avocats et ainsi, apaiser nos doutes. Cette demande est restée sans réponse à ce jour. Par ailleurs vous avez indiqué qu’une rencontre serait tenue avant votre prochaine rencontre mensuelle régulière pour traiter du Centre Thérèse Martin et répondre aux questions.

Vous ne pouvez pas vous esquiver sans cesse. Vous devez non seulement prendre des décisions pour le plus grand bien des citoyens du Kamouraska, mais vous devez les communiquer franchement à la population. Vous devez répondre aux questionnements avec de vraies réponses et non pas seulement en répétant que votre décision est la bonne et que vous continuez comme si de rien n’était. Aujourd’hui, les concitoyens ne comprennent pas. Vous êtes 17 sur le Conseil qui, comme nous le disait le ministre Pascal Bérubé, sont tous issus de notre milieu et qui sont les seuls habilités à décider. Présentement, votre décision ne passe pas. Vous n’avez qu’à parler aux gens autour de vous. Nous ne sommes qu’une petite population de 22 000 personnes dans le Kamouraska et passablement homogène. Vous aurez nécessairement le même son de cloche que nous.

La décision que vous avez prise relativement au Centre Thérèse Martin est une décision très importante qui affectera principalement tous les baby-boomers du Kamouraska et leur famille d’ici les prochains trente ans. Il n’y aura pas de retour en arrière. Si on s’est trompé, c’est « foutu ». Les baby-boomers ne pourront pas s’attendre à ce que leurs enfants aient les ressources financières nécessaires pour reconstruire un Thérèse Martin 2.

C’est dans une telle optique que conjointement avec tous les autres maires du Kamouraska, nous vous avons demandé un temps de réflexion. Vous avez rejeté cette demande du revers de la main dans une décision que vous avez prise à huit clos le 4 décembre dernier en prétextant entre autres qu’un processus rigoureux avait été suivi. 

Vous le savez, nous avons des réserves sérieuses sur la rigueur du processus :

— Vous ramenez le nombre de lits à 2.2 par 100 personnes de 65 ans et plus alors que vous croyiez faussement le ramener à 2.7

— La population des gens âgés de 75 ans et plus va doubler au cours des prochains 20 ans (+100 %) alors que vous parliez faussement d’augmentation de l’ordre de 10 à 15 %

— Vous avez décrit le Centre Thérèse Martin comme un édifice vétuste sans qu’aucune évaluation rigoureuse n’ait été faite. Le rapport du CQA mentionnait faussement que les chambres étaient doubles alors qu’elles sont simples. Tous ceux qui connaissent Thérèse Martin s’entendent pour dire que c’est un édifice adapté aux besoins de la clientèle en CHSLD (lumineux, grandes chambres individuelles, corridors et portes assez larges pour fauteuils roulants…). Vous y avez d’ailleurs investi environ 1,5 million $ au cours des cinq dernières années et la Municipalité a investi plusieurs millions pour y amener l’aqueduc et l’eau potable.

— Lors de l’annonce de fermeture, M. Michaud parlait d’économies de 2 millions $ alors que la semaine passée, il citait des économies de 2,4 millions $. Le montant de 2 millions $ nous apparaissait déjà très élevé compte tenu du fait que les résidents actuels doivent être déménagés. Mais aucun détail n’a été fourni sur ces économies en mouvement et sur l’offre de service qui en résulterait en soins à domicile. Vous n’avez jamais expliqué à quoi ressemblerait cette offre avec des critères de performance à l’appui. Vous nous avez juste demandé de faire confiance et qu’on verrait bien.

— Le CSSSK vient d’aviser le Centre La Montée qui occupait des locaux dans la Résidence Anjou à St-Pacôme depuis environ 20 ans qu’ils doivent quitter rapidement les lieux. Il semble qu’un agrandissement par l’intérieur soit déjà requis à la Résidence Anjou. Serait-il qu’on manque déjà d’espace ? On n’a encore rien vu. Attendez que la vague de baby-boomers arrive.

Nous exigeons des réponses rigoureuses à notre questionnement. Nous comptons sur la rencontre promise avant votre prochain conseil. Il faudrait également s’assurer que cette rencontre soit convoquée assez à l’avance et bien annoncée dans les médias locaux de façon à ce que tous les citoyens intéressés puissent y assister.

Élizabeth Hudon, mairesse de Rivière-Ouelle et les conseillers Jeannine Bastille, Rémi Beaulieu, Louis-Georges Simard et Léo-Paul Thibault présents à la rencontre du CSSSK du 22 janvier 2013.