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Place aux lecteurs: L’avenir du transport au Québec

Dans nos sociétés actuelles, tous les aspects de l’environnement prennent une place prépondérante dans nos vies. Chaque citoyen se doit de s’en conscientiser et de s’exprimer sur les enjeux importants qui le concernent. Sans être un spécialiste des systèmes de transport, je suis en parfait accord avec la proposition des monorails avancée par M. Robert Laplante, directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine (l’IREC).

Depuis qu’on parle d’un train à haute vitesse entre Québec ou Montréal et Toronto et/ou les USA, certains tentent de démolir l’alternative des monorails lesquels, logiquement, représentent de multiples avantages. Encore une fois, voir plus loin se bute aux usages et technologies connus, mais surtout aux intérêts particuliers et aux puissances souterraines qui contrôlent nos économies. 

Qu’est-ce qui peut bien empêcher le développement et la mise sur pied d’un système de monorails au Québec? Bien sûr, on peut donner la volonté politique comme réponse. Une autre réponse plausible est le parallèle qu’on peut faire avec le contrôle de l’industrie du pétrole et de l’automobile et celui de l’industrie de la construction routière. Il est connu que ces derniers ne sont pas enclins à favoriser le développement des énergies vertes.

Ces deux économies encore récurrentes, gigantesques et puissantes, représentées par de puissants lobbys, font et feront l’impossible pour anéantir les efforts mis à développer un système de monorails efficient, car les milliards de dollars en jeux qu’ils suscitent risquent d’influencer l’économie globale des marchés et la disparition éventuelle de leurs contrôles.

Évidemment, cet enjeu se situe bien au-delà du Québec.

Ainsi, nous savons tous aussi que l’industrie de la construction routière engloutit des milliards de dollars dans les routes, les ponts et les infrastructures routières, laquelle industrie engendre le favoritisme et la corruption qui nous sont désormais et malheureusement trop familiers ici. Pas surprenant que plusieurs acteurs lutteront farouchement contre cette révolution du transport que représente le monorail.

Comme le prétend avec raison l’IREC, il trace à la fois l’indépendance et l’avenir énergétique et économique du transport au Québec. En ce sens, je ne sais si elle s’y prête, mais Bombardier aurait tout avantage à s’investir et appuyer le monorail.

Marcellin C. Després
Saint-Cyrille de L’Islet