On nous annonce la démission, la renonciation du pape Benoît XVI. Pour moi c’est l’occasion, pour l’Église, de faire un virage vers une certaine ouverture dans un monde en changement.
Les commentaires écoutés sont révélateurs; un journaliste spécialisé dans les questions religieuses parle du « monde du Vatican » comme étant « un monde qui vit sur une autre planète », et un spécialiste du monde catholique, prêtre de surcroît, parle d’un pape inspiré, mais dont le message n’était pas compris ou reçu par les chrétiens, un pape trop intellectuel.
Ces propos et plusieurs autres me questionnent. A-t-on le luxe, en Église, de continuer à élire des papes très conservateurs, trop fidèles à la lettre de rigueur, mais pas assez souples pour s’ajuster à notre monde en évolution évidente, qu’elle soit bonne ou mauvaise?
Je crois que la religion est plus une affaire de coeur qu’une affaire de tête.
On raconte que les cardinaux sont inspirés par l’Esprit Saint lors du conclave; permettez-moi d’être perplexe quand on apprend les « combines » qui ont déjà été reconnues lors de ces élections pour favoriser les cardinaux européens. On parle, cette fois-ci, des avantages à élire un pape africain ou sud-américain là où la pratique religieuse est effervescente.
Je répète que l’Église n’a pas le choix de choisir un pape ouvert au monde, qu’il soit même dérangeant… Il y a 2000 ans le Christ a dérangé les institutions et les croyances! Il serait temps de brasser les habitudes de l’Église et de se rapprocher des chrétiens, catholiques ou autres, de tous les continents dans une attitude oecuménique.
Un défi de taille attend ce futur pape qui devra inspirer le monde, lui faire goûter davantage le message d’amour du Christ… La religion, plus une affaire de coeur que de tête.
Ayons confiance!
André Drapeau
La Pocatière
