Et la souveraineté est-elle morte? Dépassée? Non! Pour parvenir à éclairer celui qui ne veut même pas essayer de comprendre où se situent nos intérêts dans celle-ci, il n’y a que l’éducation, l’instruction, la connaissance, le savoir; tous tributaires de l’information dispensée par les réseaux de communications. Lesquels, nous le savons, sont majoritairement contrôlés par des fédéralistes. Et, c’est par eux que doit passer le prochain référendum. Alors, la tâche « d’instruire » n’est pas simple!
Ce savoir ne se puise pas aux sources de phrases creuses, réduites et insignifiantes à la Charest et ses semblables qui empiffrent certains esprits en programmant que personne ne veut la souveraineté, que l’indépendance est une maladie, une invraisemblance passéiste qu’il faut enrayer par tous les moyens possibles (on a connus leurs moyens abjects avec les commandites), sans jamais en donner les raisons indubitables et objectives, alors que tous les peuples normaux y aspirent.
Le Tibet, l’Irlande du Nord, La Galice et d’autres le démontrent clairement. Ainsi, après plus de 40 ans de guerre, par référendum, le 9 juillet 2011 le Sud Soudan est devenu un pays indépendant. Neuf jours plus tard, soit le 18 juillet, l’ONU reconnaissait officiellement ce 193e État de huit millions d’habitants, soit l’équivalent du Québec, comme membre des Nations Unies.
Mais pour nous, ce n’est pas bon, c’est dépassé. Pourquoi ne parle-t-on jamais de ces exemples? Posez-vous la question. Si vous n’y parvenez pas, cela signifie qu’il faut vous aider. Et ce mot signifie créer, éclairer, établir ou rétablir les faits, changer les perceptions, préparer les esprits, informer, instruire, convaincre, construire avec des arguments solides, réalistes, irréprochables et prendre tous les instruments nécessaires et légitimes pour mener au vrai changement.
Et avec le PQ, nous pouvons avancer que ceux-ci ne seront jamais faits à la manière des fédéralistes, avec des commandites frauduleuses provenant de nos impôts. On ne peut donc rien reprocher au PQ de vouloir se servir des deniers publics à cette fin. Tout le monde y gagnerait. Et là, le peuple serait prêt à faire les vrais changements qui s’imposent. Voilà pourquoi on le craint. Et un référendum à cet égard est approprié. Non, la souveraineté n’est pas morte ni dépassée. Elle n’attend qu’être bien comprise pour les uns et n’est qu’ignorance et désir obsessionnel pour d’autres qui la souhaitent ainsi.
Marcellin C. Després
Saint-Cyrille-de-L’Islet

