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Places aux lecteurs: J’ai mal à mon village!admin20140921

Ce matin, 15 septembre, c’est mon anniversaire… Je reviens tranquillement d’une réunion. Il y a beaucoup de voitures au centre municipal et la télé et la radio, etc. J’arrête une amie sur le trottoir pour savoir ce qui se passe. Elle me regarde, surprise de voir que je ne suis pas à la conférence de presse en cours.

J’apprends donc que mon cadeau aujourd’hui c’est d’apprendre que la Station Plein Air de St-Pacôme n’ouvrirait pas ses portes cet hiver. Je suis en colère, puis je sens la douleur. Ça me fait mal, plus que je pensais.

Bien sûr que je savais que la station était en piteux état. Mais, comme une patiente malade depuis longtemps, je me demande pourquoi les tests n’ont pas été faits plus tôt dans l’année, pourquoi je n’ai pas été mise au courant des résultats au fur et à mesure, pourquoi je n’ai pas participé au choix des traitements avec mes « médecins ».  Non, on me ménage comme une petite fille de 3 ans qui ne comprendrait pas. On m’anesthésie avec de belles paroles, et quand je me réveille, on m’a amputé et on me dit : C’est une bonne nouvelle madame, il vous manque un sein, mais vous êtes en vie. On fera une reconstruction et vous serez comme avant. L’an prochain, on se reverra.

Mais moi, je n’ai pas envie de faire confiance à ces « médecins » qui décident pour moi et sans moi. Je continuerai à dire que j’aurais aimé être consultée sur la meilleure chose à faire. Possible que je serais arrivée à la même conclusion que les « spécialistes », mais je ne le saurai jamais.

Marie Marchand
Saint-Pacôme