CÔTE-DU-SUD – À la suite du dépôt de la demande d’autorisation à l’Office National de l’Énergie (ONÉ) et de l’annonce par le gouvernement du Québec d’une évaluation du projet d’oléoduc Énergie Est par le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE), Québec solidaire Côte-du-Sud rappelle son opposition au projet de TransCanada et s’inquiète des stratégies de communication de l’entreprise dévoilées récemment.
« Le pipeline, s’il voit le jour, transporterait plus de 1,1 million de barils de pétrole par jour dans les terres du comté; il comporterait fort peu d’avantages économiques pour la Côte-du-Sud en comparaison des risques énormes qu’il ferait peser sur notre environnement », de mentionner M. Simon Côté, candidat solidaire aux dernières élections et co-porte-parole de QS Côte-du-Sud.
« Quelle région peut se permettre de faire transiter tout ce pétrole sale en en tirant si peu de bénéfices de s’interroger Simon Côté? Nous savons que ce pétrole sera destiné à l’exportation sur le marché mondial et ne servira en aucun cas les Québécoises et Québécois. Accepter cet oléoduc, précise-t-il, c’est accepter du même souffle de favoriser l’exploitation effrénée des sables bitumineux de l’Alberta, l’accroissement des gaz à effet de serre qui l’accompagne et les changements climatiques désastreux qui en découlent ».
Selon M. Côté, la question n’est pas de savoir si un déversement aura lieu une fois l’oléoduc en activité, mais quand? « Sommes-nous prêts à prendre le risque d’un déversement de ce pétrole lourd dans notre environnement? », mentionne-t-il.
Par ailleurs, les médias nationaux révélaient récemment que TransCanada compte utiliser des prête-noms pour faire valoir son projet et envisage le recours à des tierces parties pour déstabiliser les associations qui s’opposent à l’oléoduc. « J’invite la population, ajoute en terminant M. Côté, à ne pas se laisser berner par les stratégies de communication de TransCanada. »
