Comme directeur général du Cégep de La Pocatière pendant huit ans, un des dossiers qui me tenait et me tient toujours à cœur est l’avenir de l’ITA à La Pocatière.
Au cours des derniers mois, j’ai vu avec plaisir mon ex-collègue André Simard se rallier à l’idée d’un Cégep et d’une ITA regroupée, lui qui n’était pas très chaud à l’idée au départ. Il n’y a rien de plus naturel, de plus sensé et de plus logique que les deux établissements d’enseignement collégiaux de La Pocatière ne fassent qu’un. Les arguments sont nombreux en faveur d’une fusion et les arguments contre, s’il en est, relèvent de la peur d’avoir peur.
Ce qui me choque et ce qui m’attriste sont l’inaction du ministre Paradis dans ce dossier. Malgré des actions du milieu en demande d’une décision ministérielle, rien ne bouge.
J’ai rencontré M. Norbert Morin qui a l’air de beaucoup plus défendre son ministre que les gens du milieu. Il me répond : « Nous autres on regarde vers l’avenir. » Ça veut dire quoi? Ça veut dire que les représentants du milieu du Kamouraska regardent vers le passé? Qu’est-ce qui se cache derrière cette valse-hésitation? Quel est le lobby, sans doute du monde agricole, qui embourbe ce dossier?
Même si je ne suis plus au Kamouraska, je reste très concerné par ce dossier. Pendant ce temps, les portes de l’ITA sont fermées même à ses bâtisseurs. Je rends hommage au personnel de cette institution qui vit dans l’incertitude pendant des années. La famille du Cégep serait sûrement très heureuse de s’agrandir avec des gens que l’on connaît déjà pour plusieurs.
Monsieur le député Morin, que faites-vous? Cessez de regarder au loin et dites-nous ce que votre gouvernement veut faire avec l’ITA. Nous avons assez attendu. Ça suffit.
Claude Harvey,
Ancien directeur général du Cégep de La Pocatière.
