Risques de déversements d’hydrocarbures: St-André et Duvetnor veulent protéger leurs îlesstephanie_gendron20140924

La municipalité de Saint-André-de-Kamouraska, située à moins de 40 KM de Cacouna, ainsi que Duvetnor, démontrent leur inquiétude face au projet Énergie Est de TransCanada. Dans le cas de Duvetnor, une résolution d’opposition a été votée.

St-André en a particulièrement contre le passage accru des pétroliers à proximité des 11 îles associées à son territoire. Les élus ont assisté récemment à une présentation générale de TransCanada, où les cartes présentées ne contenaient qu’une seule des onze îles. Ainsi, à l’unanimité, les conseillers et le maire ont demandé à l’entreprise une rencontre et de leur indiquer quelles mesures de protection seront mises en place pour protéger ces différents milieux. Ils ne demandent rien de moins que le promoteur « s’engage à réserver les sommes nécessaires pour la protection du milieu naturel et les interventions d’urgence en cas de déversement accidentel ». Cette requête est d’ailleurs entre les mains de l’Office national de l’énergie et du Gouvernement du Canada.

Les élus estiment que le risque de déversement d’hydrocarbures serait accru par les 200 passages annuels annoncés pour se rendre au terminal projeté à Cacouna. « L’île la plus près du terminal projeté, l’île Blanche, se situe à environ 10 km de la zone d’opération et n’apparaît pas non plus dans la zone de protection et elle se situerait à moins de 5 km du passage des pétroliers », peut-on apprendre. La municipalité est la première du Kamouraska à émettre officiellement des réserves face au projet. La MRC avait de son côté demandé un BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement), de compétence provinciale, qui devrait avoir lieu. La grogne est plus imposante dans L’Islet et Montmagny, mais cette fois en raison du passage de l’oléoduc. 

Par ailleurs, le conseil d’administration de Duvetnor s’est opposé officiellement au terminal pétrolier, pour deux raisons, « conserver l’intégrité écologique du milieu et pour l’aspect moteur économique de l’industrie touristique », précise l’administrateur Jean-François Giroux, également professeur à l’Université de Montréal. « Personne ne veut aller voir des oiseaux souillés ».

Ce dernier précise que le groupe de conservation à la tête du C.A de Duvetnor possède une expertise scientifique importante. « D’autres s’occupent de l’impact pour les mammifères marins, les marais… nous ce sont les oiseaux marins qui nichent sur les îles ». L’intention de Duvetnor est de déposer un mémoire étoffé lorsque le projet final – et les avis scientifiques – seront rendus publics. Duvetnor demande aussi aux gouvernements, qui agissent comme protecteurs des îles, d’être conséquents dans leurs actions.

 
   
 

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