SAINT-DENIS-DE LA-BOUTEILLERIE – Suite au départ de l’abbé Jean-Baptiste Ouellet, un groupe de citoyens de Saint-Denis, dont l’actuel directeur général de la Maison Chapais, Luc St-Amand, désire se mobiliser autour d’un projet communautaire qui pourrait se déployer à l’intérieur du presbytère.
Depuis un certain temps, les rumeurs les plus folles circulent sur la nouvelle vocation que pourrait prendre le presbytère de Saint-Denis-De La-Bouteillerie. Directeur général de la Maison Chapais pour encore quelques jours, Luc St-Amand confirmait s’être penché sur un projet avec d’autres personnes de la communauté. « On veut préserver le bâtiment et on cherche une solution pour y arriver », affirmait-il au Placoteux.
Si le tout semble plutôt embryonnaire pour le moment, quelques grandes lignes du projet sont plus clairement définies, comme offrir de l’espace supplémentaire à la Maison Chapais et relocaliser le Cercle de fermières. L’aménagement d’un café, à l’image du Café du Bon Dieu à Saint-Roch-des-Aulnaies, est une autre avenue qui serait étudiée. « Ça permettrait au lieu de s’autosuffire en amassant des fonds pour la maintenance du bâtiment », de partager Luc St-Amand.
Idée mobilisatrice
À la municipalité de Saint-Denis, on reste tout de même prudent. « C’est un projet culturel et communautaire rassembleur. C’est un beau coin et ça s’inscrirait bien en complémentarité avec la Maison Chapais qui est voisine. Dans quelle mesure la municipalité pourrait s’impliquer dans le projet? Il est trop tôt pour se positionner dans l’immédiat », de déclarer le maire Jean Dallaire.
De plus, M. Dallaire ajoutait que l’acceptabilité sociale était essentielle à la réalisation de ce genre de projet. À ce propos, l’économe du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, M. Yvan Thériault, confirmait qu’une assemblée de paroissiens s’était tenue à ce sujet, avant l’été. « Nous n’avons pas eu de retour », précisait-il.
Quant à l’éventualité d’autoriser la vente éventuelle du presbytère, propriété de la Fabrique de Saint-Denis, M. Thériault disait : « Comme dans toutes les Fabriques, l’évêque doit autoriser la vente. Il a son mot à dire. Mais nous, à l’évêché, nous avons comme principe que lorsqu’un bien ne sert plus, on en dispose. »