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Saurez-vous déjouer La Ruse?

Qui a dit que la politique c’était toujours sérieux? Certainement pas Melissa Bouchard qui a écrit et met en scène jusqu’au 20 août, au Théâtre des Prés de Saint-Germain, la plus récente création du Théâtre de La Bacaisse : La Ruse.

On nage ici dans la pure comédie, voire par moment dans l’absurde au sens le plus noble du terme. Depuis deux ans, Melissa Bouchard nous a habitués à du théâtre d’été drôle et original, en dehors des sentiers battus, avec La Truie et La Brute. La Ruse n’échappe pas à la tradition. Cette année, c’est pratiquement sur une planche du jeu Clue qu’elle nous installe avec une intrigue policière dans le milieu de la politique.

L’intrigue

Melissa Bouchard aime jouer avec les faits historiques et les époques… sans pour autant se prendre trop au sérieux. Cette année, elle a arrêté la machine à voyager dans le temps le 24 juin 1880. Pour souligner la première fois où l’Ô Canada sera joué sur les plaines d’Abraham, le premier ministre conservateur organise une réception. Les invités arrivent à tour de rôle. Tout va bien jusqu’à ce que le major d’homme annonce avoir trouvé le premier ministre assassiné.

S’amorce alors une enquête policière pour le moins particulière impliquant Simon le majordome (Guillaume Pépin), le libéral Justin-Pierre (Philippe Rivard), le Dr Watson (Jocelyn Paré) et l’incontournable bonne, Thérèse (Marie-Luce Gervais).

Le jeu des comédiens est excellent et l’auteure, Melissa Bouchard, joue remarquablement avec les mots, ce qui donne des dialogues savoureux parsemés de références anachroniques à notre époque. Bien sûr, comme dans toute bonne comédie policière, les indices et les théories entourant le meurtre s’accumulent et les accusations fusent jusqu’au dénouement.

Chorégraphies époustouflantes

La mise en scène est aussi fort réussie avec une utilisation judicieuse des portes amovibles qui nous donnent l’impression de circuler sur les étages du manoir. Le déplacement des personnages à travers ces deux portes donne lieu à des chorégraphies époustouflantes. La musique qui accompagne la pièce est aussi très bien choisie.

Bref, La Ruse se démarque par son originalité, ses dialogues et par le jeu des comédiens. Dominique Giguère a fait des prodiges à la scénographie décor, tout comme Sonia Pagé à la scénographie costumes et accessoires. À la photographie on retrouve Pascal Audet et Charleine Durand au graphisme.

Réservations

Saurez-vous découvrir le coupable? Faites vite. La Ruse se termine le 20 août prochain. Pour réservation : 418 730-3074. Visitez aussi le site Internet Labacaisse.com et la page Facebook Labacaisse.