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Sauvetage d’un kite surfer à La Pocatière : les services d’urgence s’expliquent

La Garde côtière canadienne estime qu’elle est intervenue dans les délais, lors du sauvetage d’un kite surfer au large de La Pocatière, selon ce qui a été rapporté par Radio-Canada.

L’homme d’une trentaine d’années s’était retrouvé à la dérive dimanche soir, après s’être entremêlé dans les cordes de son parachute, face à la maison touristique de La Pocatière. L’appel au 911 a été fait aux alentours de 19 h 15. La Garde côtière est arrivée sur les lieux vers 20 h 40. Finalement, le kite surfer aura regagné le rivage par lui-même vers 22 h, moment où il fut retrouvé par la Sûreté du Québec.

À Radio-Canada, le porte-parole de la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon, mentionnait que les secours sont intervenus aussi rapidement que possible et que le délai était « raisonnable », étant donné que les bateaux ne sont pas toujours « dans les secteurs où il arrive un incident maritime ».

Pompiers critiqués

En plus de la Garde côtière canadienne, les pompiers de La Pocatière ont également fait l’objet de critiques, notamment de la part d’un citoyen de l’endroit, M. Jean-Marc Beaulieu, qui ne comprenait pas pourquoi ces derniers n’étaient pas équipés d’une chaloupe avec un moteur. « Des municipalités qui ont des embarcations qui ont du sens pour aller sur le fleuve, il y en pas tant que ça », d’indiquer Stéphane Dubé, directeur du Service intermunicipal de sécurité incendie de La Pocatière, citant Rivière-du-Loup en exemple et Saint-Jean-Port-Joli, qui agit comme point d’ancrage pour le bateau de la Garde côtière canadienne. « Les gens parlent, mais ils ne comprennent pas la complexité des opérations. Naviguer sur le fleuve, ce n’est pas facile. Il ne ventait pratiquement pas dimanche soir et l’eau passait par-dessus la chaloupe. Pour lancer des pompiers au large, ça prend une embarcation qui a du sens, un débarcadère et au moins deux moteurs », ajoutait-il.

Le kite surfing étant de plus en plus populaire à La Pocatière, Stéphane Dubé croit qu’il y a sûrement un besoin pour être équipé de façon plus adéquate, mais il reste réaliste. « C’est des équipements qui coûtent cher et le recrutement, la formation et la rétention de nos intervenants ne sont déjà pas faciles. S’il y a quelque chose à faire à mon avis, c’est plutôt d’un point de vue régional », concluait-il.