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Scier le bois à Saint-Pacôme, une longue tradition

Au XIXe siècle, presque toutes les paroisses de la Côte-du-Sud ont leur moulin à scie. À Saint-Pacôme cependant, l’envergure de ses infrastructures pour l’industrie du bois est impressionnante dans la région. Cela s’explique par la présence de la rivière Ouelle, mais aussi par l’initiative de marchands de bois qui font la coupe du bois dans les cantons Ixworth et Ashford.

L’industrie du bois à Saint-Pacôme débute vraisemblablement au début des années 1860. Après avoir acquis des terrains en bordure de la rivière Ouelle, le marchand de bois de Rivière-du-Loup Hugh MacDonald y ouvre un moulin à scie et une écluse dans le 3e et 4e rang de Rivière-Ouelle. Le 28 octobre 1862, il vend tous ses actifs à Charles King, un important marchand de bois qui possède des moulins dans le comté de Mégantic.

Les fils de Charles King forment en 1870 la King Brothers et contribuent à la prospérité de la municipalité grâce à l’exploitation de moulins à scie, mais c’est Edmund Alexander King qui en assure la gérance. À partir des années 1900, toutes les installations passent entre différents propriétaires. En 1903, la King Brothers vend son entreprise à la Rivière-Ouelle Pulp and Lumber Co., fondée l’année précédente. Celle-ci construit une nouvelle scierie et un tronçon de chemin de fer. En 1911, la compagnie fait face à une poursuite étonnante du Club de Chasse et de pêche Sainte-Anne devant la Cour Suprême du Canada. Celle-ci est alors obligée de démanteler son écluse, car elle nuit à l’environnement du poisson et du gibier.

Malgré ce retard, la Riviere Pulp and Lumber Co poursuit ses activités jusqu’en 1920 au moment de son achat par la Power Lumber Co. En raison du contexte économique défavorable, la compagnie Power ferme ses portes en 1932. Mais les installations sont rachetées en 1941 et remises en opération par une nouvelle compagnie qui reprend le nom de Power Lumber Co.

Par Yves Hébert.