La semaine dernière, j’ai été hospitalisé pendant un peu plus de quatre jours. Urgences, soins intensifs et enfin le troisième étage.
Lors de ce séjour difficile, j’ai eu a recevoir des soins de la part d’infirmières, auxiliaires, médecins, spécialistes et chirurgiens. Tous ont été d’une extrême gentillesse malgré une surcharge de travail tout à fait incroyable, digne des zones de guerre afghane. Est-ce normal que seulement deux infirmières soient en poste aux soins intensifs le soir et la nuit? Est-ce normal qu’au troisième étage, des cas très lourds de patients soient hospitalisés alors que ces grands malades devraient être en institution de longue durée? Ha oui, j’oubliais, les CHSLD, on les ferme…
Est-ce normal qu’à l’urgence, où au moins sept lits sont occupés par des patients demandant des soins et des examens particuliers ainsi qu’une attention constante, qu’il n’y ait qu’un seul urgentiste qui doit de surcroît recevoir les patients de la salle d’attente? Qu’importe le département, il manque sérieusement de ressources et ce qui est le plus inquiétant encore, selon des sources certaines, au moins deux autres coupures importantes ne tarderont pas à venir, encore une fois on affaiblira le cœur du fonctionnement de notre hôpital.
Et nous, que faisons-nous devant ces questions sans réponses?
Nous attendons des réponses de nos décideurs de Rimouski, nous acceptons de perdre notre bataille pour conserver notre hôpital?
Nous nous couchons sous le tapis et disons merci à Mme Malo et à son C.A, « Bravo »? Voilà donc toute l’énergie qui nous reste.
Quelle tristesse!
Michel Bérubé
Saint-Philippe-de-Néri
