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Soulagement chez les groupements forestiers

SAINT-PASCAL — Soupir de soulagement au sein des groupements forestiers : les coupes budgétaires pour les travaux sylvicoles en forêt privée seront moins grandes que prévu.

Monsieur Rénald Bernier est président du Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM). L’organisme représente 43 groupements forestiers sous un modèle à propriété collective et 40 000 propriétaires de lots privés.

En décembre, résume monsieur Bernier, on prévoyait une amputation de 23 % des budgets sylvicoles en forêt privée. Grâce au travail fait avec la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, et du ministre responsable de Développement économique Canada, Denis Lebel, l’enveloppe budgétaire restera sensiblement la même, dit-il.

Depuis 10 ans, avec l’aide ponctuelle du fédéral, Québec investit annuellement 42 M$ en forêt privée. Cette année, l’investissement sera de 40 M$. « On est loin des coupes pressenties », se réjouit Rénald Bernier.

Nouveau programme

L’écart de 2 M$ vient essentiellement du remplacement du programme d’investissement sylvicole par un autre. « On pense qu’on devrait pouvoir récupérer ce montant dans la machine », dit monsieur  Bernier, c’est-à-dire via les 17 agences de mise en valeur de forêts privées.

Selon M. Bernier, 80 % des sommes investies le sont dans les groupements forestiers — une entité reconnue officiellement depuis mai 2011 — et 20 % dans les entreprises indépendantes.

Le président du RESAM est donc heureux de voir que finalement les coupes seront moins importantes. Il remercie les deux paliers de gouvernements — fédéral et provincial —, qui ont maintenu les montants investis. Selon monsieur Bernier, l’argent mis en forêt privée contribue à la création d’une richesse collective.