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Sur le tatami d’Alix Renaud-Roymaurice_gagnon20150922

SAINT-ROCH-DES-AULNAIES – La championne panaméricaine junior en judo, Alix Renaud-Roy, a effectué une tournée de huit écoles entre L’Islet et Rivière-du-Loup, les 16, 17 et 18 septembre derniers dans le cadre du programme Jouez gagnant. Nous en avons profité pour rencontrer cette jeune athlète native de Saint-Roch-des-Aulnaies.

Quand Alix Renaud-Roy parle de judo, il y a automatiquement une étincelle qui éclaire sa pupille. Elle a commencé à sept ans.  Elle en a 22. « J’ai fait mon premier championnat canadien à treize ans », dit-elle. À 15 ans, elle participe à sa première compétition internationale à Berlin puis elle déménage à Trois-Rivières pour s’inscrire à un programme sport-études en judo. L’année suivante, Alix se classe 5e lors d’un championnat du monde. « C’est à ce moment que je me suis dit que j’avais du talent et qu’en travaillant je réussirais à aller plus loin », raconte Alix Renaud-Roy.

À Montréal

Après avoir complété sa 4e et 5e secondaire, une fois de plus le judo guidera le choix de l’institution dans laquelle elle poursuivra ses études. Alix déménage donc à Montréal pour s’entraîner avec les meilleurs au Centre national de judo situé depuis un an au Stade olympique. Elle est actuellement à sa deuxième année d’études au baccalauréat en kinésiologie. À 19 ans, Alix monte sur la première marche du podium aux Championnats panaméricains et devient championne canadienne. À 20 ans, elle remporte sa première Coupe du monde à Samoa. 

Chez les séniors

Parmi les compétitions les plus marquantes dans sa carrière, Alix Renaud-Roy cite la première place remportée en Australie en novembre 2014 puisqu’elle lui a permis de s’assurer pour deux ans une place sur l’équipe nationale de niveau sénior. « Je faisais déjà partie de l’équipe développement depuis quatre ans », dit-elle. Avec une place au sénior, Alix obtient son brevet qui lui permet d’avoir accès à une certaine aide financière pour participer à des compétitions d’envergure mondiale. Mais ça ne couvre pas tout. « Heureusement que j’ai mes parents et ma carte de crédit », lance-t-elle en riant. 

Beaucoup de travail

Pour atteindre de telles performances, le talent ne suffit pas. Il faut aussi beaucoup de travail. En plus de ses études, Alix s’entraîne deux heures chaque soir, et ce, sans compter les séances de conditionnement physique, trois jours par semaine. « Je suis heureuse là-dedans », lance sans hésiter la jeune athlète. Même si parfois, il lui est arrivé de penser tout lâcher, Alix puise dans sa passion et sa détermination la motivation qui la pousse à se dépasser et à aller toujours plus loin. Bien sûr, elle rêve un jour de suivre les traces de Marylise Lévesque et de participer à des jeux olympiques, mais cela n’est pas une finalité pour elle. Il y a tellement de compétitions intéressantes en cours de route. D’ailleurs, d’ici Noël, elle montera sur le tatami à Paris, en Australie et à Tokyo. 
Aux élèves qu’elle rencontre dans le cadre de sa tournée, elle dit de croire en eux, de se fixer des objectifs et de se donner la capacité de les atteindre, quel que soit leur domaine d’activité. « C’est tellement facile de douter de soi », dit-elle.

Ses origines

Et même si Alix Renaud-Roy joue maintenant dans la cour des plus grands, elle n’a jamais oublié ses débuts à La Pocatière avec son premier entraîneur, Jacques Dufour. Elle visitait d’ailleurs le club de La Pocatière le 19 septembre dans le cadre de sa tournée, en collaboration avec Judo Québec. Le volet promotionnel Jouez gagnant du Programme Équipe Québec du Secteur du Loisir et du Sport du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a été lancé en 2003. Il vise à promouvoir les valeurs et les bienfaits du sport et de l’activité physique par le biais de conférences.