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Tremblements de terre : Claude Leblond persiste et signe

L’ancien responsable de la Station de séismologie « POC » à La Pocatière, M. Claude Leblond, revient à la charge suite au dernier séisme dévastateur en Italie, rappelant que notre région n’encourt pas les mêmes risques, malgré ce qui fut rapporté récemment.

Dans un article paru sur LePlacoteux.com, Claude Leblond, aujourd’hui conférencier sur les tremblements de terre, remettait en question les hypothèses avancées dans La Presse du 26 juillet dernier, dans lequel on mentionnait que la région de Charlevoix-Kamouraska-Rivière-du-Loup serait plus à risque de connaître un séisme majeur que toute autre région au Canada. « Tous les gros tremblements de terre sont situés sur les lignes de jonction des plaques tectoniques », disait-il à ce moment, citant la côte Pacifique à titre d’exemple. Le Québec étant situé au milieu de la plaque nord-américaine, à des milliers de kilomètres, à l’ouest comme à l’est, d’une jonction avec une autre plaque tectonique, nos régions ne courraient pas de risques significatifs.

De plus, Claude Leblond soulignait que les exigences actuelles du code du bâtiment au Canada, commandant une certaine flexibilité de nos structures en raison du poids de la neige qui doit être supportée par nos toitures en hiver, limiteraient les dommages en cas de séisme particulièrement violent.

Le cas de l’Italie

Pour appuyer ses dires, Claude Leblond revint à la charge, citant en exemple le dernier tremblement de terre survenu dans la péninsule italienne, dans la nuit du 23 au 24 août, à environ 150 km au nord-est de Rome. D’une magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter, cette secousse causa la mort d’au moins 250 personnes en date du 25 août. Joignant à son message une carte des différentes plaques tectoniques, il mentionnera ceci : « Vous remarquerez sur la carte une ligne rouge qui traverse la péninsule italienne en formant une courbe et le séisme de ce matin doit certainement se retrouver sur cette ligne de fracture. » Cette ligne de fracture correspond à la jonction entre deux plaques tectoniques, comme sur la côte Pacifique.

Côté dommages, il soulignera qu’ils sont très importants pour un séisme de cette intensité. « Si vous observez les images à la télévision, les bâtiments sont composés de maçonnerie ne tolérant aucune flexibilité. Même les tiges de métal devant armer la maçonnerie me semblent peu nombreuses. »
Il précisera qu’à titre comparatif, le tremblement de terre de 1925 à Rivière-Ouelle avait une intensité de 7,1 et que hormis la brique et les murs de pierres, il y eut très peu de dommages importants et surtout, aucun décès.